J’ai lu : Constellation – Adrien Bosc

Je vous parlais il y a quelques semaines des matches de la rentrée littéraire organisés afin de désigner les meilleurs ouvrages de la sélection 2014. Entre deux réveillons j’ai pris le temps de m’installer tranquillement sur le canapé pour découvrir le livre que j’avais choisi : Constellation d’Adrien Bosc.

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Pourquoi j’ai choisi ce livre

J’ai d’abord été attirée par cette couverture au buste dessiné de mots. J’ai ensuite lu la quatrième de couverture. Je vous disais il y a quelques semaines que je lisais surtout du fantastique et de l’historique, parfois des histoires vraies. N’ayant pas lu de livres de cette dernière catégorie depuis longtemps, et étant assez tentée par le résumé, je me suis dit qu’il était temps d’y revenir un peu !

« Le 27 octobre 1949, le nouvel avion d’Air France, le Constellation, lancé par l’extravagant M. Howard Hughes, accueille trente-sept passagers. Le 28 octobre, l’avion ne répond plus à la tour de contrôle. Il a disparu en descendant sur l’île Santa Maria, dans l’archipel des Açores. Aucun survivant. La question que pose Adrien Bosc dans cet ambitieux premier roman n’est pas tant comment, mais pourquoi ? Quel est l’enchaînement d’infimes causalités qui, mises bout à bout, ont précipité l’avion vers le mont Redondo ? Quel est le hasard objectif, notion chère aux surréalistes, qui rend « nécessaire » ce tombeau d’acier ? Et qui sont les passagers ? Si l’on connaît Marcel Cerdan, l’amant boxeur d’Édith Piaf, si l’on se souvient de cette musicienne prodige que fut Ginette Neveu, dont une partie du violon sera retrouvée des années après, l’auteur lie les destins entre eux. « Entendre les morts, écrire leur légende minuscule et offrir à quarante huit hommes et femmes, comme autant de constellations, vie et récit. » »

Mon avis

J’ai commencé ma lecture par une petite appréhension. S’agissait-il de romancer la vie de chaque passager de l’avion ? Serait-ce sinon un simple récit des quelques heures qui ont précédé le vol pour chacun d’entre eux, ou Adrien Bosc avait-il imaginé une aventure les reliant tous, tel un film chorale ? Je termine ma lecture rassurée et heureuse d’avoir un tant soit peu pu approcher ces différents destins au fil des mots de l’auteur. J’ai beaucoup aimé ce livre et beaucoup appris.

J’ai aimé ces brins de l’histoire de Marcel Cerdan, découvrir la jeunesse de Ginette Neuveu, les rêves de ces bergers, l’incrédulité d’une Amélie héritière ou encore l’aventure de l’homme qui a révolutionné l’entreprise Disney lui donnant le visage qu’on lui connait aujourd’hui. Ce que j’ai apprécié dans ce livre, c’est que le crash n’est pas le point d’orgue, il ne s’agit pas d’un récit chronologiquement détaillé, d’ailleurs l’accident arrive assez tôt dans la lecture. Passagers, crash, recherches et funérailles s’entrecroisent au fil des chapitres, Adrien Bosc en tire une symphonie qui tient parfaitement la route, ajoutant à la catastrophe du 27 octobre 1949 celle du Rio-Paris de 2009 et sa propre vie. La vie est importante est les dates le sont tout autant pour lui. Dates et vies qui ont résonné particulièrement lors du chapitre de la retranscription de l’émission de Jacques Chancel, décédé la semaine dernière, comme un point final à cet épisode.

Constellation a reçu le Grand Prix du Roman de l’Académie Française. Je craignais donc de me retrouver devant un livre à l’écriture pompeuse et au mots compliqués, et ai été agréablement surprise de voir qu’il n’en était rien. Adrien Bosc raconte avec des mots simples mais arrive à créer de cette simplicité de très belles phrases et un récit fluide et captivant.

Pour résumer en quelques mots

J’ai aimé :

  • l’écriture, très agréable à lire
  • la pudeur de l’auteur, la catastrophe n’est pas le protagoniste principal du livre. Adrien Bosc redonne vie à chaque passager pour lequel il a pu recoudre l’histoire
  • la manière dont l’auteur nous parle de la douleur de ceux qui restent, le l’importance des dates, de la légende du Stradivarius ou de l’émission Le Grand Echiquier.
  • Il ne s’agit pas d’un livre sur la mort de Marcel Cerdan, grand amour d’Edith Piaf, ce qui rend le résultat beaucoup plus intéressant

J’ai moins aimé :

  • Je vais avoir beaucoup de mal à trouver un mauvais point à ce livre. Je dirai alors que l’auteur m’a parfois un peu perdue dans quelques histoires annexes telles que celle de Blaise Cendras. Je ne doute pas que ces points aient un sens dans ce livre, une seconde lecture me permettra peut-être d’en apprécier la présence !

Grace au principe de « livre voyageur » proposé par les Matches de la rentrée littéraire, ce livre devrait bientôt rejoindre les mains d’un nouveau lecteur qui j’espère l’appréciera autant que moi !!

Je souhaiterais remercier Olivier pour l’organisation de ces matches, sa patience et ses mails pleins d’humours, et espère participer à la prochaine rentrée !!

Je participe aux matchs de la rentrée littéraire 2014 PriceMinister-Rakuten !!

Il y a quelques semaines fanny-hibou du blog Ma bulle de coton a laissé sur Hellocoton un message dans lequel elle signalait que les inscriptions pour les matchs de la rentrée littéraire PriceMinister-Rakuten étaient lancées. Je ne connaissais pas du tout le principe donc j’ai cliqué sur le lien donné et ai lu le principe de cet évènement. Ça m’a tellement plu que je me suis inscrite dans la minute qui a suivi ! Bon peut-être un peu plus qu’une minute, le temps de faire mon choix.

Alors, les matchs de la rentrée littéraire PriceMinister-Rakuten, qu’est-ce donc que cette chose ? Et bien il s’agit tout simplement d’une sélection de livres issus de la rentrée littéraire sur lesquels les bloggeurs et bloggueuses sont invités à donner leur avis. Les 800 premiers inscrits reçoivent le livre qu’ils ont choisi dans la sélection proposée, le reçoivent quelques semaines plus tard et doivent en rédiger une critique. Sur le principe, c’est super sympa et ça permet de découvrir un ouvrage et un auteur vers lequel on ne se serait peut-être pas tourné au départ.

Mais ce qui est encore mieux, c’est la suite ! Les personnes qui n’ont pas la chance de participer à ce premier round peuvent être inscrites sur une liste d’attente : le livre choisi leur sera envoyé par le bloggueur qui en aura rédigé la critique et qui en aura émis le souhait dans son formulaire d’inscription. Pour faire simple : je reçois mon livre, je le lis, j’en rédige une critique et je l’envoie à une autre personne afin qu’elle puisse également le découvrir. Je trouve l’idée vraiment sympa !

J’ai reçu mon livre après plusieurs longues semaines de patience (merci à Olivier Moss pour ses mails pleins d’humour et d’encouragements) et j’ai hâte de pouvoir le lire ! Il s’agit de Constellation d’Adrien Bosc dont vous avez peut-être entendu parler ces derniers temps.

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Les participants ont jusqu’au 31 décembre 2014 pour rédiger et publier la critique de leur livre sur leur blog. Je ne sais pas à qui je vais devoir envoyer « Constellations » mais je suis très contente de participer  ces matchs littéraires. Et accessoirement j’ai un peu la pression car ce livre a reçu le Grand Prix du roman de l’Académie Française il y a 15 jours.

Si vous souhaitez recevoir un de la sélection, voici la page pour vous inscrire !!

J’ai lu : Les Ailes d’Emeraude – Alexiane de Lys

Quand je me suis remise à lire cet été, je me suis rendue compte que tous les livres que j’achetais appartenaient à 2 domaines bien particuliers : l’aventure historique avec mes auteurs fétiches Dan Brown (même si j’ai été très déçue par Le Symbole Perdu, Inferno est dans ma pile à lire) ou Steve Berry et le fantastique (Harry Potter bien entendu, mais aussi le regretté Pierre Bottero). J’ai quelques livres de chick lit quand vraiment j’ai envie de lectures plus légères, et quelques histoires vraies, mais dans l’ensemble je suis toujours plus attirée par ces deux domaines.

En septembre, j’ai lu Les Ailes D’Emeraude d’Alexiane de Lys.

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Prix de l’Imaginaire Nouvelles Plumes 2014

Pourquoi j’ai choisi ce livre

J’ai beaucoup aimé le titre, je ne sais pas pourquoi mais il m’a semblé trouver une poésie particulière dans ces quelques mots, quelque chose de léger et de doux dans les ailes, de précieux et de froid dans l’émeraude (ce qui après la lecture résume bien la trame générale je trouve). La couverture aussi : très simple et efficace, avec un beau noir et blanc sur lequel deux grandes ailes vertes viennent trouver leur place.

Le résumé en quatrième de couverture m’a également bien entendu tentée.

« A bientôt 18 ans, Cassiopée est contrainte de quitter l’orphelinat où elle vit depuis l’accident qui a tué sa mère. Seule au monde est lâchée dans la ville, elle a la désagréable et persistante impression d’être suivie…
Un soir, elle est violemment agressée par deux inconnus. Très mal en point, elle est sauvée de ce mauvais pas par un mystérieux et séduisant garçon, Gabriel. Leur rencontre n’est pas un hasard. Grâce à lui, Cassiopée découvre sa véritable nature: elle appartient aux Myrmes, un peuple ailé doté d’incroyables pouvoirs sensoriels. En plein métamorphose, la jeune fille se lance dans cet univers totalement nouveau avec l’espoir de percer, enfin, les mystères de son passé. »

Mon avis

J’ai beaucoup aimé l’histoire de cette jeune femme à qui la vie n’a pas fait beaucoup de cadeau et qui se voit pousser des ailes au moment de choisir ce qu’elle veut faire dans la vie. Cassiopée est une femme courageuse et aimante mais parfois un peu paumée et qui ne sait pas toujours comment exprimer ses sentiments. Comme elle le dit elle-même, l’histoire fait un peu penser aux X-Men mais trouve quand même son originalité (dans le traitement de la conscience intempestive notamment) et on se rend bien compte que beaucoup de choses restent à découvrir et à comprendre. J’ai passé un très bon moment avec ce livre, très vite prise dans l’histoire, à l’humour parfois décapant.

En revanche le style d’écriture m’a parfois déstabilisée. Quand je lis ce type de récit je m’attends non pas à un livre pompeux, mais à quelque chose de structuré, de sérieux. Je ne saurai pas réellement comment exprimer mon ressenti vis à vis de l’écriture, mais j’ai eu l’impression lors de certains passages d’être passée sur un livre de chick lit à la Bridget Jones. Ce qui est bien dommage car je trouve que ça ne met pas en valeur l’incroyable imagination de l’auteur.

L’autre point qui m’a dérangée à deux reprises, c’est le manque de naturel, d’instinct dont peut faire preuve Cassiopée. Par deux fois (à quelques pages d’intervalles en plus), l’héroïne demande des précisions, des explications détaillées de la situation alors que courir est le seul moyen à ce moment précis de sauver sa peau.

Pour résumer en quelques mots

J’ai aimé :

  • L’imagination de l’auteur
  • L’héroïne qui gagnera en sagesse au fur et à mesure
  • Les descriptions détaillées des ailes, qu’elles soient « sorties » ou « tatouées »

J’ai moins aimé

  • Le style d’écriture, mais pour un premier roman je ne me fais pas de soucis
  • Le manque de naturel. Quand tu as une vingtaine de fous ailés à ta poursuite NON tu ne t’arrêtes pas au milieu d’un lac gelé pour papoter et demander des explications : TU COURS et c’est tout !
  • Les dialogues amoureux qui dégoulinent parfois

Vu la fin du livre, et les rumeurs que j’ai pu voir à droite ou à gauche sur le Web, un second tome devrait sortir. Malgré mes quelques remarques négatives, je peux vous assurer que je l’achèterai car j’ai hâte de découvrir la suite des aventures de Cassiopée, Gabriel et leurs amis (et ennemis), et de connaître les rebondissements qu’Alexiane de Lys nous a préparés.

Vous cherchiez une nouvelle saga sympa à suivre ? Je vous conseilles Les Ailes d’Emeraude !