Liebster Awards : à mon tour !

Cet article n’était pas prévu, mais j’ai été taguée Liebster Awards par Tootwix, une blogueuse que j’ai découverte en début d’année et que j’aime beaucoup !! Je vous invite à lui rendre une petite visite !

LiebsterAward1Vous connaissez certainement le principe mais je vous le rappelle en quelques mots :

Je dois donner 11 faits sur moi

Je dois répondre aux 11 questions de Tootwix

Je dois nommer 11 autres blogs

 Allez hop on commence !

11 faits sur moi
  1. Je préfère le salé au sucré
  2. Je n’aurais pas du porter mon prénom. Mon père a du intervertir mes deux premiers prénoms car « Yasmine » ne faisait pas assez français aux yeux du mec de l’état civil …
  3. Je n’ai pas encore le permis (mais j’y travaille !)
  4. Ma citation préférée est « Il faudrait essayer d’être heureux, ne serait-ce que pour montrer l’exemple. » de Jacques Prévert (je crois)
  5. Je rêve d’écrire un livre
  6. Ma sœur me manque (mon frère aussi mais il me suffit de prendre un train pour le voir)
  7. Aujourd’hui, c’est mon anniversaire
  8. Quand j’étais ado je rêvais d’aller vivre à Paris. Aujourd’hui il m’arrive d’avoir des périodes pendant lesquelles ça revient, mais ça repart aussitôt, rien ne pourrait m’arracher à ma Savoie. Bon maintenant je vis en Isère, mais à 20m de la frontière savoyarde donc on va pas chipoter.
  9. Je ne suis pas sûre de faire le même boulot toute ma vie
  10. Ça va faire 7 ans que je suis avec mon chéri et je l’aime toujours autant. J’adore quand on rigole ensemble et je lui dois beaucoup.
  11. Si on ne me laissait plus qu’un plat à manger jusqu’à la fin de ma vie, j’hésiterais entre la tartiflette et les sushis. Mais je prendrais la tartiflette. Faut pas déconner.
 11 réponses

Pourquoi avoir créé un blog ?

Parce que je parle beaucoup et que j’ai voulu épargner les oreilles de mon chéri ! Plus sérieusement, j’éprouve le besoin d’exprimer ce que je pense, ce que je ressens, ce que j’ai aimé ou pas, bref tout ce qui peut être sujet à discussion et à partage. Et j’adore écrire. J’ai eu mon premier blog à 16 ans sur la célèbre plateforme Skyblog. Ensuite j’ai eu un blog de bentos que j’ai laissé tomber parce que photographier mes repas chaque jour ne m’intéressait plus. J’ai par contre toujours adoré visiter les blogs des autres, suivre leurs publications et en découvrir de nouveaux (merci Hellocoton !!). Et il y a un an, j’ai eu envie de créer un nouvel espace rien qu’à moi pour parler de tout et de rien. Je ne suis pas très régulière mais je commence à changer mon organisation. Et quand j’aurai un bel ordinateur je me lancerai à fond dans le développement du blog !!

Quel est ton dessert favoris ?

Comme je l’ai dit dans les 11 choses sur moi je suis plus salé que sucré. Mais j’adore le crumble aux pommes ! Le chocolat ça va mais à petites doses.

Quel est le livre que tu as détesté ?

La métamorphose de Kafka. En fait, c’est pas que je l’ai détesté : on était en 4ème, il fallait lire un livre parmi une liste que nous avait donnée notre prof. J’ai voulu faire ma grosse intello, j’ai pris celui là, j’ai rien compris (forcément à 13 ans …) donc la lecture a été soporifique et difficile. Ma prof m’a ensuite conseillé de le relire une fois adulte, mais je n’en ai jamais eu le courage. A part ça, je n’ai jamais eu aucun soucis avec un livre !

Comment te vois-tu dans 20 ans ?

Toujours avec mon chéri, entourée d’une famille aimante, avec un boulot que j’aime et surtout avec encore plein de projets en tête !

Qu’est-ce que tu regardes en premier sur un blog ?

Je lis l’article qui m’a fait arriver sur le blog en question (je passe 99% du temps par Hellocoton). S’il me plaît je regarde ensuite les autres articles et je m’abonne au blog quand j’ai un coup de coeur. Bien entendu il faut que le design soit agréable. Il m’est arrivé plusieurs fois de tomber sur un blog aux couleurs criardes et textes de toutes les couleurs (ou polices) et ça je peux pas. Je ne suis pas une puriste, mais quand les yeux ne savent plus où se poser d’une ligne à l’autre pour moi c’est pas possible …

Quel est le top 3 de ta wish-list du moment ?

  • 1 Imac (pour que mon chéri puisse recommencer à jouer et pour que je puisse installer WordPress pour donner un coup de jeune et de personnalisation à mon blog)
  • Terminer les travaux de la maison pour commencer à dessiner les plans du second étage et pour se reposer (et pouvoir passer des week-ends tranquilles sans culpabiliser parce qu’un mur n’a pas encore sa couche de peinture)
  • Quelques jours à Londres, Venise ou Rome avec mon chéri, rien qu’en amoureux

Plutôt Instagram ou Twitter ?

Je me suis inscrite sur Twitter il y a quelques mois et j’adore ! Je n’ai pas de compte Instagram mais je pense m’y mettre rapidement même si je ne suis pas sûre de pouvoir y mettre des choses intéressante !

Quel est ton meilleur souvenir d’anniversaire ?

La journée n’est pas terminée 😉 Mais je dirais l’anniversaire surprise que mon chéri m’a organisé il y a quelques années avec mon frère et mes meilleurs amis. C’était génial, je m’en souviens comme si c’était hier !

Quelle est ta chanson favorite ?

Fiou, je ne crois pas avoir de chanson favorite en fait … D’une manière générale j’écoute tous les styles de musique : pop, rock, électro, jazz, rap, RnB, chanson française,etc. A par le reggea que j’ai en horreur tout passe ! Mais si je devais faire une sélection on y trouverait certainement des chansons qui m’ont marquée pour une raison ou pour une autre :

  • In the Air Tonight, Phil Collins (et d’une manière général tout ce qu’il a fait avec Genesis, j’en parlerai d’ailleurs dans un prochain article)
  • On ne Change pas, Céline Dion (oui je sais c’est mal)
  • Jacques a dit, Christophe Willem
  • Your song, Elton John
  • et Michael Jackson (en all inclusive :-D)

Quel est ton surnom ?

Ju ou Juju dans la vraie vie, Nala sur le net (mais celui-là c’est moi qui l’ai choisi donc ça ne compte pas je pense)

Quel a été le meilleur moment de la journée ?

Aujourd’hui a été une journée particulière ! Elle n’est pas terminée et je ne sais pas ce qu’elle me réserve encore. Mais ce matin j’ai pu échanger quelques messages avec ma meilleure amie partie pour l’Australie depuis presque 1 an. Je ne sais pas si elle se rend compte à quel point elle me manque mais je sais qu’elle est heureuse là bas. Elle a pris le temps de papoter un peu avec moi ce matin, pile poil pour être la première à me souhaiter un joyeux anniversaire malgré le décalage horaire, c’était un beau cadeau.

Il y a aussi ma voisine qui est actuellement en vacances et qui m’a envoyé un petit sms. Elle n’est pas sur les réseaux sociaux, ce qui veut dire que l’année dernière, alors qu’on ne se connaissait que depuis 1 mois, elle a pris le soin de noter quelque part la date de mon anniversaire. Ça m’a beaucoup touchée.

11 nominations

Et là ça se corse ! J’ai toujours peur d’embêter les gens avec ça. Je vais nommer 8 blogueuses mais je veux qu’elles sachent qu’elles ne doivent pas se sentir obligées de répondre ! Je vous ai sélectionnées parce que j’aime beaucoup vos blogs et parce qu’il ne me semble pas que vous ayez dû répondre au tag Liebster Awards ces derniers mois (j’ai essayé de vérifier à chaque fois).

  1. La Cigale ou la Fourmi
  2. Geekassiet
  3. Mamzeldree
  4. Mon billet poudré
  5. Smells Like Rock
  6. Fuite en avant
  7. Recettes pour mon bento
  8. Nat Arocas

Que préfères-tu dans la blogo ?

Quel est ton film préféré ?

Thé ou café ?

Si tu pouvais partir tout de suite visiter un pays, où irais-tu ?

Quel est ton dernier coup de cœur ?

Quels sont les 3 blogs que tu aimes le plus ?

Un métier que tu aurais aimé faire ?

Quelle est ta devise ?

Qu’aimes-tu faire le dimanche ?

La personne que tu admires ?

Ton souhait pour 2015 ?

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Du jugement de l’assiette

Ces derniers mois on voit fleurir sur la blogo pas mal d’articles à propos de l’alimentation. Sans gluten, végétarien, végétalien, healthy, bio, etc … Je lis beaucoup ces articles. Pas que je sois en train de mettre en place un de ces régimes pour moi-même, mais l’alimentation en général m’intéresse. Chaque blogueuse a ses arguments et dans la plupart des cas ils ne me choquent absolument pas. Sauf qu’il y a quand même une chose qui me dérange énormément, c’est le jugement qui est fait. Certains articles sont parfois assez virulents, mais ça n’est rien par rapport à certains commentaires que j’ai pu lire… Petite revue des deux points !

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La blogueuse en mission

Une blogueuse qui présente son régime sans gluten/végétarien/végétalien va très souvent expliquer pourquoi elle a choisi cette alimentation. Dans la plupart des cas les raisons sont très bien expliquées et détaillées, et beaucoup rappellent qu’il s’agit de leur choix et qu’elle n’ont pas vocation à convertir le monde entier car chacun est libre. Personnellement je ne comprenais pas au début pourquoi elles se sentaient obligées de faire ce petit rappel. Et puis j’ai commencé à lire les commentaires de ces articles et j’ai vite compris … Mais on y reviendra un peu plus loin. Je respecte énormément ces personnes qui par engagement décident de sortir des sentiers battus et de vivre selon un mode qui leur semble plus éthique.

Mais sur certains blogs (je ne ciblerai personne car ça n’est pas le but de cet article) je me suis sentie jugée. Il y a une différence entre dire « J’ai choisi de ne plus manger de viande parce que je ne peux pas admettre que pour remplir mon assiette un animal soit maltraité et tué » et « Je ne mange plus de viande parce que contrairement à tous ceux qui se foutent royalement du sort des animaux MOI j’ai un cœur ». La dernière phrase n’est pas exactement celle qui était écrite mais l’idée est là, sans en rajouter … Alors si je me sens jugée, c’est peut-être parce que oui effectivement, je sais comment la viande que l’on trouve dans nos supermarchés est produite, et j’en mange quand même. Mais de là à faire de moi une personne sans cœur et sans conscience ou intérêt pour la cause animale, je trouve ça un peu violent, et surtout faux, même si c’est difficile à comprendre pour celles et ceux qui ont décidé de ne plus manger de denrées ayant nécessité de près ou de loin l’exploitation d’animaux.

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Vient ensuite le cas du sans gluten. Encore une fois la plupart des sites expliquent leur choix, parfois guidé par des diagnostics médicaux (par là je veux parler de vrais diagnostics établis par des médecins) et parfois non. Là aussi, chacun est libre de manger comme il l’entend et comme il se sent le mieux et je n’ai aucun jugement à apporter sur ce régime.

Mais il y a aussi certains articles dans lesquels la blogueuse explique en long en large et en travers pourquoi le gluten c’est mauvais, pourquoi il faut absolument ne plus en consommer et « démerden Sie sich » avec ton cancer si tu continues à en manger. Donc non contente d’être une abominable personne dépourvue de cœur pour les animaux, me voilà une personne cracra qui ne prend pas soin de son corps et entretien son cancer.

Rhabillée pour l’hiver, il ne me reste plus qu’à pleurer sur mon steak-pâtes à la crème de ma gamelle du midi !

Comme je l’ai dit plus haut, ces blogueuses en mission sont loin d’être légion sur la blogo. Dans la majorité des cas les personnes ayant décidé pour une raison ou une autre d’adopter ces régimes donnent leurs arguments (ou pas, après tout c’est leur vie et elles ne devraient pas avoir à se justifier si elles ne le veulent pas) et n’émettent aucun jugement sur ceux qui ne partageraient pas leur point de vue ou leur engagement. A ces personnes je voudrais dire « merci » parce que j’ai appris énormément de choses en lisant vos articles et encore une fois je respecte énormément votre courage pour avoir choisi de tout changer pour un engagement ou pour vous sentir mieux dans votre corps.

Les commentaires du messie indigné

Je lisais la dernière fois l’article d’une blogueuse qui parlait des différentes remarques qu’elle recevait de son entourage plus ou moins proche lorsqu’elle annonçait qu’elle était devenue végétalienne. Si certaines d’entre elles relèvent d’un manque de tact ou de connaissances sur le sujet (« Mais même le poisson ?? », « Mais tu vas avoir plein de carences ! » ou « Encore une écolo bobo … ») d’autres sont carrément de l’ordre de l’irrespect, voire de l’insulte. Et on les retrouve parfois dans les commentaires déposés par les lecteurs de ces blogueuses qui ont décidé de changer de régime alimentaire. J’ai ainsi pu lire des choses du genre « Non mais arrêtez de nous em****er avec vos régimes à la cons » ou « Moi je m’en fous si tu viens manger chez moi tu mangeras de la viande et du gluten, et si tu n’es pas contente c’est pareil ». Bien bien bien, je crois que je n’ai pas besoin d’aller plus loin dans mes explications, vous aurez compris que là on dépasse les limites de ce qui est tolérable.

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Que l’on ne soit pas d’accord, c’est possible. Que l’on soit d’accord mais qu’on ne souhaite pas pour autant changer de mode de vie, ça l’est également. Mais de là à se moquer, demander des justifications (après tout on trouve plein d’articles sur le net qui expliquent le pourquoi du comment donc les raisons sont généralement assez connues), insulter (oui parce que je pense que mettre un végétar(l)ien ou une personne qui ne mange pas de gluten devant une assiette qui ne correspond pas à ses convictions/choix/sensibilités médicales alors qu’on les connait parfaitement, c’est une insulte) ou carrément rejeter l’autre à cause de ce qu’il met dans son assiette, les bras m’en tombent … Cette phrase était un peu longue, mais j’avais besoin de la sortir.

Et moi dans tout ça ?

Je sais comment sont traités la plupart des animaux qui terminent en barquettes dans nos supermarchés. J’essaie donc de plus en plus de faire attention en ne prenant ma viande qu’à la coupe ou carrément dans une boucherie indépendante. Je me trompe peut-être mais j’ai toujours l’impression qu’en achetant chez le boucher de mon village je m’assure que les animaux n’ont pas fait 46 000 km (le choix assez restreint de mon boucher tend à me conforter dans cette idée) et qu’ils ont été élevés dans un certain respect. D’ailleurs je pense que la prochaine fois je demanderai carrément d’où viennent les viandes. Quand je le peux j’achète même bio. Mais c’est un fait, j’aime la viande, j’aime le poisson et tout ce qui de près ou de loin vient d’un animal. Donc je ne pense pas devenir végétar(l)ienne un jour, même si je reste sensible au sort des animaux d’élevage. Oui, moi aussi j’ai un cœur.

Pour ce qui est du gluten il en va de même. Je m’intéresse beaucoup à l’industrie alimentaire, Monsanto est un nom qui ne m’inspire aucun respect, bien au contraire. Je sais que l’intolérance au gluten grandissante dans notre société est due aux sélections rigoureuses effectuées ces 50 dernières années pour obtenir des grains toujours plus résistants, toujours plus beaux et surtout toujours plus identiques (fruits, légumes, céréales, femmes, c’est pour tout le monde pareil, tout doit être du bon calibre !). Mais j’ai une amie qui est cœliaque, à un niveau très élevé. La moindre trace de gluten l’envoie au lit pour 3 jours avec des douleurs abominables. Vous allez me dire que du coup je devrais savoir à quel point le gluten est mauvais. Oui je le sais, et justement je suis allée plusieurs fois faire les courses avec elle. Retourner chaque produit pour lire la composition, reposer les 3/4 d’entre eux, avoir des sueurs froides quand un produit que tu prends d’habitude affiche « Nouvelle recette » et que tu te rends compte que tu ne peux plus le prendre (c’est dommage tu l’aimais beaucoup) et surtout voir les prix des produits sans gluten toujours plus nombreux mais aussi plus chers parce mode ou pas, l’industrie agroalimentaire a très bien reniflé le filon (et les millions de dollars de bénéfices annuels supplémentaires), c’est ça la vie d’une personne qui ne peut pas manger de gluten.

Alors oui si on aime la cuisine, si on a de l’imagination, on peut très bien manger des choses délicieuses et variées, mais le soir quand je rentre chez moi des fois j’ouvre une boîte de raviolis. Oui, je l’avoue, pardon. Et je me dis que j’ai de la chance de pouvoir le faire. Nous varions notre alimentation : pâtes, riz, blé, légumineuses, légumes. Nous achetons peu de produits industriels : seulement les sucreries, les desserts et une boîte de temps en temps quand j’ai la flemme. Je fais attention mais je ne supprime pas le gluten de mon alimentation, j’ai la chance de pouvoir tout manger alors je ne m’en prive pas. Ça marche aussi pour les régimes sans lait/oeuf/huile etc …

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Au final, je mange de la viande et du gluten tout en faisant attention à varier. Je pense apprendre au plus vite à faire des desserts avec ma jolie Multidélices et des gâteaux maison pour mon chéri. Je vais commencer à réfléchir au potager de cet été pour pouvoir faire mes propres conserves de plats préparés. Je fais de plus en plus attention à la provenance des produits que je consomme. C’est pour moi un juste milieu dans lequel je vis en alliant mes convictions et mon plaisir.

Je n’ai pas d’amis végétar(l)ien, donc je n’ai jamais eu à faire particulièrement attention de ce point de vue. Juste une amie qui n’aime pas trop la viande, alors quand elle vient manger à la maison je ne fais pas de gigot d’agneau. Je respecte. Et si un jour je reçois un végétar(l)ien chez moi, il peut être assuré de ne trouver aucune denrée animale à table.

Pareil pour mon amie cœliaque. Elle m’a confié une fois qu’elle venait chez moi les yeux fermés, ce qui la touchait énormément parce qu’elle refusait jusque là beaucoup d’invitation à cause des hôtes qui ne faisaient pas attention (« Roo 30g de farine ça va pas te tuer quand même !! » …). Ba oui, je me suis renseignée. J’ai toujours un paquet de pâtes dans gluten pour elle au cas où elle arriverait à l’improviste, et j’ai toute une batterie d’ustensiles de cuisine en plastique toujours prête (le gluten s’insérant dans le bois, les ustensiles en bois sont à proscrire pour les cœliaques). Je ne dis pas ça pour me lancer des fleurs ou pour susciter l’admiration. Pour moi c’est juste normal. Et quand bien même cette amie ne serait pas cœliaque, mais aurait juste décidé de ne plus consommer de gluten, je la recevrais de la même façon (bon mis à part les ustensiles en bois hein).

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Tout ça pour dire que j’ai trouvé une manière de manger qui me va bien, et que je respecte que d’autres aient fait un choix différent du mien (ou ne l’aient justement pas eu). Et ça ne me semble pas si difficile que ça. Alors ne serait-il pas possible d’avoir du respect pour tous, qu’ils aient le même régime alimentaire ou pas ? N’avons nous pas assez de sujet de discordes pour éviter de nous juger sur le contenu de nos assiettes respectives ? Bon ! Alors mangez, faîtes-vous plaisir et surtout n’écoutez pas les jugements. Que ceux qui critiquent vos assiettes relèvent les yeux vers votre visage, la conversation n’en sera que plus intéressante !

NB : Le mot végétar(l)ien n’est pas une insulte, j’avais juste la flemme d’écrire « végétarien/végétalien » à chaque fois. Oui je suis faible …

crédit photos : pixabay.com

The Imitation Game, quand Alan Turing retrouve la place qui lui est due

Dimanche 25 janvier, je tombe sur un entretien entre Laurent Weil et Benedict Cumberbatch. Ce dont ils parlent est très intéressant, ça ressemble beaucoup à la vie d’Alan Turing. Comment ça, un film sur Alan Turing ?? Chéri, faut qu’on aille au cinéma !! Oui, des fois je ne suis pas très au courant de ce qui sort sur les écrans …

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En tant qu’ingénieurs en informatique, nous avons plusieurs « dieux », scientifiques ou écrivains. Trônent en tête Isaac Asimov et Alan Turing (non, Bill Gates, Steve Jobs et Mark Zuckerberg ne font pas partie du classement, même si leurs actions de démocratisation de l’informatique et de façonnage du monde connecté sont remarquables). Isaac Asimov, vous le connaissez certainement, même sans avoir retenu son nom, vous avez forcément un jour ou l’autre entendu parler des trois lois de la robotique (fondements du film I Robot avec Will Smith). Pour Alan Turing c’est différent. A la limite, les aficionados Apple ont peut-être entendu parler de la légende autour du logo à la pomme croquée. Mais dans l’ensemble, ce génie est resté dans un cruel anonymat alors qu’il fait tout simplement partie de ceux qui ont bâti les fondements du monde d’aujourd’hui. Moi-même, si je n’avais pas fait ces études à l’université, je n’en aurais sans doute jamais entendu parler. Mais revenons-en à The Imitation Game, film sorti sur nos écrans mercredi dernier.

L’histoire

1940 : Alan Turing, mathématicien, cryptologue, est chargé par le gouvernement Britannique de percer le secret de la célèbre machine de cryptage allemande Enigma, réputée inviolable.

Le film commence par un cambriolage au domicile du prénommé Alan Turing. Deux agents se rendent sur place et sont très fraîchement reçus dans une maison sans dessus dessous. L’un d’eux est persuadé que l’homme leur cache quelque chose, aucun objet n’ayant apparemment été dérobé. Il va alors engager des recherches, se heurter au secret défense, obtenir le dossier tant convoité et s’apercevoir que celui-ci est tout simplement vide, ce qui ne fera que le conforter dans son intuition. Arrêté pour une toute autre « affaire » (« délit d’homosexualité », oui oui ….), Alan Turing termine tout de même en cellule. L’inspecteur obtient une heure de temps pour l’interroger sur ses activités pendant la Seconde Guerre Mondiale, activités que l’on semble vouloir protéger au plus haut de la hiérarchie. S’engage alors un jeu de l’imitation (« test de Turing ») pendant lequel Alan Turing va révéler son histoire : comment, avec quelques autres génies et malgré un certain handicap relationnel, il a réussi à casser le code Enigma, offrant ainsi aux Alliés le tournant inestimable qui leur permettra de gagner la guerre.

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Mon avis

Je connaissais dans les grandes lignes l’histoire d’Alan Turing, ses difficultés, son rôle dans la victoire des Alliés, ses travaux dans l’informatique et l’intelligence artificielle. Cela ne m’a pas empêchée d’être bouleversée par ce film.

La première bonne surprise, c’est qu’il ne verse pas dans le misérabilisme, écueil dans lequel il aurait facilement pu tomber : génie incompris + difficultés relationnelles + homosexualité au cœur du XXème siècle, le terrain était relativement glissant. Rien n’est caché, les faits sont crus, parfois cruels, mais jamais larmoyants.

Le film est fidèle à l’histoire d’Alan Turing. Il se compose autour de sauts dans le temps : arrestation, travail sur Enigma et enfance s’entrecroisent pour donner au spectateur toutes les cordes pour comprendre et dénouer l’histoire de ce héros presque anonyme. Si on ne connaît pas sa vie, on se doute du dénouement, ce qui n’enlève rien au suspense du film : on est tout simplement happé du début à la fin.

La réalisation de Morten Tyldum est magnifique et la photographie est très belle. Même si l’équipe d’Alan Turing se trouve loin des zones de combat, la guerre est omniprésente sans être frontale : dans les discussions, dans les tunnels de métro où la population trouve refuge ou dans les gravats et murs de sacs de sables des rues londoniennes .

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Benedict Cumberbatch incarne à la perfection Alan Turing. Il est tour à tour froid, détestable, imbus, triste, vulnérable, seul, soutenu, torturé, mais toujours génie au cerveau en ébullition constante. Il y a bien longtemps qu’une performance ne m’avait pas autant scotchée à mon fauteuil. Il concourt au titre d’Oscar du meilleur acteur cette année, et c’est amplement mérité tant il est magistral.

Keira Knightley également est épatante. Dans le rôle de Joan Clarke, elle aussi est une personne qui souffre dans ce monde et cette époque où la femme n’a sa place qu’en tant qu’épouse, mère et à la limite infirmière, secrétaire ou opératrice. Extrêmement douée, elle rejoindra tout de même, officieusement dans un premier temps, l’équipe d’Alan Turing, lui apportant son aide autant dans ses travaux scientifiques que dans ses troubles relationnels.

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Entre avancées technologiques, responsabilité et question du secret (qui peut être sauvé et qui doit mourir pour que les allemands ne puissent pas comprendre qu’Enigma a été déchiffrée), existence dans un monde que l’on ne comprend pas, féminisme et horreur des traitements infligés aux homosexuels de l’Angleterre (et tant d’autres pays …) de l’époque, ce film est un vibrant hommage à celui qui a contribué à révolutionner la fin du XXème siècle et ceux à venir. Gracié par la Reine Elisabeth II en 2013, Alan Turing retrouve aujourd’hui, grâce à The Imitation Game, le rang et la reconnaissance dont il n’aura malheureusement et honteusement pas pu bénéficier de son vivant.

Pour aller plus loin (liens Wikipedia) :

Alan Turing, Enigma, Test de Turing

Pour que Charlie vive

jeSuisCharlie

Que dire ? Qu’écrire ?

Nous nous réveillons tous ce matin. Tous, sauf douze d’entre nous. Nous sommes sonnés, tristes, en colère, et nous avons peur.

J’ai peur. J’ai peur car dans mon beau pays, douze personnes sont mortes hier. A cause de simples dessins, à cause de leur engagement pour la liberté d’expression, à cause de leur volonté d’alerter, à cause de leur engagement pour que le mal ne soit plus tabou ou instrumentalisé et que nous puissions vivre ensemble.

J’ai peur car d’autres ont peur aussi, mais chez eux cette peur s’est transformée en haine et ça ne date pas d’hier. Mais en ce jour du 7 janvier 2015, leur haine s’est déversée en atroce torrent de boue sur les réseaux sociaux, dans les commentaires des journaux en ligne, à la pause cigarette. J’ai peur du climat qui s’est installé en France depuis quelques années et qui a trouvé hier son trône pour les années à venir. Peur de l’escalade, de ce qui va arriver. Ce matin, j’entends parler d’une nouvelle fusillade à Paris, d’une explosion près d’une mosquée. Ce matin, une amie m’a dit « Ils en ont pris douze, qu’on en mette vingt quatre en place publique ».

Alors oui j’ai peur. De ces armes qui répondent aux crayons, de cette haine qui efface les principes de la République qui font notre pays, de cet amalgame malsain qui ne sert que ceux qui chargent les fusils.

Mais j’ai aussi de l’espoir. J’ai vu le monde médiatique uni, les politiques du monde entier effacer un temps leurs divergences, et j’ai surtout vu un peuple français debout, rassemblé et pacifiste. C’est cette image que je veux retenir, ce sentiment auquel j’appartiens et qu’il faut porter pour que la haine ne gagne pas, pour qu’ils ne gagnent pas.

Frédéric Boisseau

Franck Brinsolaro

Jean Cabut, dit Cabu

Elsa Cayat

Stéphane Charbonnier, dit Charb

Philippe Honoré, dit Honoré

Bernard Maris

Ahmed Merabet

Mustapha Ourrad

Michel Renaud

Bernard Verlhac, dit Tignous

George Wolinski

Nous continuerons à dessiner

Nous continuerons à écrire

Nous continuerons à parler

Nous continuerons à aimer

Pour vous, pour la liberté

Pour que Charlie vive.

J’ai lu : Constellation – Adrien Bosc

Je vous parlais il y a quelques semaines des matches de la rentrée littéraire organisés afin de désigner les meilleurs ouvrages de la sélection 2014. Entre deux réveillons j’ai pris le temps de m’installer tranquillement sur le canapé pour découvrir le livre que j’avais choisi : Constellation d’Adrien Bosc.

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Pourquoi j’ai choisi ce livre

J’ai d’abord été attirée par cette couverture au buste dessiné de mots. J’ai ensuite lu la quatrième de couverture. Je vous disais il y a quelques semaines que je lisais surtout du fantastique et de l’historique, parfois des histoires vraies. N’ayant pas lu de livres de cette dernière catégorie depuis longtemps, et étant assez tentée par le résumé, je me suis dit qu’il était temps d’y revenir un peu !

« Le 27 octobre 1949, le nouvel avion d’Air France, le Constellation, lancé par l’extravagant M. Howard Hughes, accueille trente-sept passagers. Le 28 octobre, l’avion ne répond plus à la tour de contrôle. Il a disparu en descendant sur l’île Santa Maria, dans l’archipel des Açores. Aucun survivant. La question que pose Adrien Bosc dans cet ambitieux premier roman n’est pas tant comment, mais pourquoi ? Quel est l’enchaînement d’infimes causalités qui, mises bout à bout, ont précipité l’avion vers le mont Redondo ? Quel est le hasard objectif, notion chère aux surréalistes, qui rend « nécessaire » ce tombeau d’acier ? Et qui sont les passagers ? Si l’on connaît Marcel Cerdan, l’amant boxeur d’Édith Piaf, si l’on se souvient de cette musicienne prodige que fut Ginette Neveu, dont une partie du violon sera retrouvée des années après, l’auteur lie les destins entre eux. « Entendre les morts, écrire leur légende minuscule et offrir à quarante huit hommes et femmes, comme autant de constellations, vie et récit. » »

Mon avis

J’ai commencé ma lecture par une petite appréhension. S’agissait-il de romancer la vie de chaque passager de l’avion ? Serait-ce sinon un simple récit des quelques heures qui ont précédé le vol pour chacun d’entre eux, ou Adrien Bosc avait-il imaginé une aventure les reliant tous, tel un film chorale ? Je termine ma lecture rassurée et heureuse d’avoir un tant soit peu pu approcher ces différents destins au fil des mots de l’auteur. J’ai beaucoup aimé ce livre et beaucoup appris.

J’ai aimé ces brins de l’histoire de Marcel Cerdan, découvrir la jeunesse de Ginette Neuveu, les rêves de ces bergers, l’incrédulité d’une Amélie héritière ou encore l’aventure de l’homme qui a révolutionné l’entreprise Disney lui donnant le visage qu’on lui connait aujourd’hui. Ce que j’ai apprécié dans ce livre, c’est que le crash n’est pas le point d’orgue, il ne s’agit pas d’un récit chronologiquement détaillé, d’ailleurs l’accident arrive assez tôt dans la lecture. Passagers, crash, recherches et funérailles s’entrecroisent au fil des chapitres, Adrien Bosc en tire une symphonie qui tient parfaitement la route, ajoutant à la catastrophe du 27 octobre 1949 celle du Rio-Paris de 2009 et sa propre vie. La vie est importante est les dates le sont tout autant pour lui. Dates et vies qui ont résonné particulièrement lors du chapitre de la retranscription de l’émission de Jacques Chancel, décédé la semaine dernière, comme un point final à cet épisode.

Constellation a reçu le Grand Prix du Roman de l’Académie Française. Je craignais donc de me retrouver devant un livre à l’écriture pompeuse et au mots compliqués, et ai été agréablement surprise de voir qu’il n’en était rien. Adrien Bosc raconte avec des mots simples mais arrive à créer de cette simplicité de très belles phrases et un récit fluide et captivant.

Pour résumer en quelques mots

J’ai aimé :

  • l’écriture, très agréable à lire
  • la pudeur de l’auteur, la catastrophe n’est pas le protagoniste principal du livre. Adrien Bosc redonne vie à chaque passager pour lequel il a pu recoudre l’histoire
  • la manière dont l’auteur nous parle de la douleur de ceux qui restent, le l’importance des dates, de la légende du Stradivarius ou de l’émission Le Grand Echiquier.
  • Il ne s’agit pas d’un livre sur la mort de Marcel Cerdan, grand amour d’Edith Piaf, ce qui rend le résultat beaucoup plus intéressant

J’ai moins aimé :

  • Je vais avoir beaucoup de mal à trouver un mauvais point à ce livre. Je dirai alors que l’auteur m’a parfois un peu perdue dans quelques histoires annexes telles que celle de Blaise Cendras. Je ne doute pas que ces points aient un sens dans ce livre, une seconde lecture me permettra peut-être d’en apprécier la présence !

Grace au principe de « livre voyageur » proposé par les Matches de la rentrée littéraire, ce livre devrait bientôt rejoindre les mains d’un nouveau lecteur qui j’espère l’appréciera autant que moi !!

Je souhaiterais remercier Olivier pour l’organisation de ces matches, sa patience et ses mails pleins d’humours, et espère participer à la prochaine rentrée !!

Peter, mais qu’as-tu-fait ?

Depuis 13 ans Peter Jackson nous invite à voyager dans ce magnifique monde qu’est la Terre du Milieu. D’abord avec la magnifique trilogie du Seigneur des Anneaux, puis Le Hobbit est entré en scène ces dernières années. Je suis totalement fan de ces films, j’ai d’ailleurs une grosse préférence pour Le Seigneur des Anneaux que j’ai également lu. L’amoureux et moi faisons un marathon trilogie environ deux fois par an. Un peu moins fan du Hobbit, mais je n’ai pas lu le livre, ces derniers films restent à mes yeux de très bons opus.

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Alors en grands amateurs de l’univers de Tolkien et des adaptations de Peter Jackson, nous sommes allés dès jeudi après midi voir le final de ce merveilleux voyage. Nous étions très excités de découvrir la fin de l’histoire et en même temps nous sommes entrés dans la salle avec une certaine nostalgie, car nous savions que nous embarquions pour la dernière fois. Mais je suis ressortie du cinéma en colère, et je n’exagère presque pas.

La Bataille des cinq armées est un bon film dans l’ensemble. Toujours de beaux paysages quand les scènes s’y prêtent, des acteurs qui jouent parfaitement leur rôle, un scénario bien ficelé, je ne me suis pas ennuyée une minute car la cadence est bien réglée. Le câblage vers le Seigneur des Anneaux est excellent de manière à ce que les deux trilogies se complètent totalement. En somme, un film que j’achèterai en Blu-ray dès sa sortie.

Mais pendant le film je me suis demandée si c’était réellement Peter Jackson aux manettes. Lui qui était super pointilleux sur la réalisation, qui nous a fait un dragon extraordinaire (aidé du si talentueux Benedict Cumberbacht), des films aux effets spéciaux remarquables et parfaitement intégrés à chaque scène, lui qui a remis en vogue tout un genre cinématographique et qui a magistralement adapté une œuvre à laquelle personne ne voulait se frotter, comment a-t-il pu laisser passer un tel montage final ?

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Je ne vous parlerai (presque) pas de la scène de Smaug, réglée en 3 minutes et deux coups de cuillères à pot, de Thauriel qui n’est au final présente que pour l’amourette de la trilogie ou de la scène lourdingue de Thorin se battant contre le Mal du Dragon. Le Mal, justement, est ailleurs.

Nous avons vu le film en 3D et HFR, soit 48 images par seconde au lieu des 24 dans le cinéma traditionnel. Cette technologie tend à donner aux films qui l’utilisent un réalisme impressionnant et une immersion totale (passé les 3 premières minutes pendant lesquelles le cerveau a l’impression de visionner un film en accéléré). Et il faut bien le dire, dans Le Hobbit, les scènes fixes, de dialogues, ou de plans larges sont éblouissantes de netteté, les couleurs extraordinaires, bref le résultat est sublime. Sauf que dans La Bataille des cinq armées, ces scènes ne sont pas légions, et c’est là qu’arrive le drame.

Je ne saurai pas dire si c’est à cause du HFR, de la 3D, de la combinaison des deux ou parce que la majeure partie du film a été tournée devant un écran bleu (trop de numérique tue-t-il le numérique ?), mais nous avons été consternés par l’intégration des effets spéciaux du film. Certaines créatures et acteurs ont purement et simplement l’apparence et la gestuelle d’un personnage de jeu vidéo (GTA et World of Warcraft bonjour !), et je ne vous parle même pas de la scène où Legolas grimpe un escalier en chute libre, là on était au summum du ridicule.

Alors oui il ne s’agit que d’une poussière au milieu de tout le travail qu’a demandé ce film, mais cette petite poussière nous a gratté l’œil pendant 2 heures, nous empêchant d’apprécier ce final à sa juste valeur. Je suis ressortie du cinéma écœurée. Je sais que je peux avoir des avis (trop ?) tranchés, alors j’ai attendu que l’amoureux me donne son ressenti avant de lui faire part du mien, et il m’a dit exactement la même chose. Nous avons entendu les conversations des autres spectateurs qui sortaient de la salle en même temps que nous, et le constat était unanime : le film est plombé par ses effets spéciaux.

Dans les deux premiers films du Hobbit, ces même technologies étaient utilisées et ne m’avaient absolument pas dérangée, bien au contraire je trouvais que l’effet était des plus réussis (mention spéciale encore une fois au dragon). C’est donc avec d’autant plus d’incompréhension que je me demande comment le grand Peter Jackson a-t-il pu accepter ce résultat.

Nous avons dans notre petite ville un cinéma qui n’est équipé ni pour la 3D ni pour le HFR, je vais essayer de motiver l’amoureux pour retourner voir le film sans ces technologies. Je ne voudrais pas rester sur cette dernière mauvaise note …

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Note suite à la rédaction de mon article : je viens de lire cet article, apparemment l’avant première officielle du film a eu lieu à Paris en présence de Peter Jackson. Initialement prévue en 3D HFR, le réalisateur a décidé au dernier moment de laisser tomber la 3D et de le passer en 2D HFR, choix plutôt étonnant de la part d’une personne qui a plutôt tendance à assumer pleinement ses choix artistiques. Peut-être a-t-il vu qu’il y avait effectivement un soucis ?

Remettre Noël au coeur de Noël

Dans un mois c’est Noël ! Les grands magasins ont commencé la saison avec l’arrivée des jouets et des décorations dans les rayons, les villes se parent peu à peu de lumières, la nuit tombe très tôt, le froid arrive également, les invitations sont lancées. D’ici quelques jours on entendra même un peu de musique et de clochettes dans les rues, et on ouvrira tous les matins avec plaisir sa case du calendrier de l’Avent si on est resté un peu enfant !

Pour moi Noël est une période très particulière dans l’année. L’occasion de retrouver sa famille (celle que l’on a depuis le début, celle que l’on retrouve et celle qu’on se crée), ses amis, de partager de bons moments autour de délicieux repas, de s’échanger des cadeaux (ou pas). Pour beaucoup c’est aussi une fête religieuse, l’occasion de se retrouver unis atour de la foi.

bag-21467_640J’ai lu sur certains blogs et entendu autour de moi que certains n’aimaient pas cette fête soit pour son origine religieuse, soit pour ce que les géants du commerce en avaient fait. Soit. Ces personnes décident soit de le fêter en traînant la patte, soit de boycotter tout simplement pour les plus extrêmes. Je peux comprendre leur motivation, chacun a sa propre opinion et est libre dans ses choix. Il y a aussi ceux pour qui l’esprit de Noël totalement commercialisé ces 50 dernières années par les grands groupes est un réel cas de conscience mais qui ne pourraient pas se passer de ce moment si magique et je partage leur point de vue.

Je suis agnostique, donc je fête Noël par tradition (et par amour total de cette fête !!). Voici mes quelques pistes pour concilier ses convictions avec cette fête, et remettre l’esprit de Noël à la place qui lui est due !

Noël c’est la famille

La vie de tous les jours ne permet malheureusement pas de garder contact avec ses proches, de voir les cousins, oncles, frères, parents ou neveux tous les week-ends. Noël est alors la période propice pour se retrouver pendant quelques jours ou même simplement le temps d’une soirée avec sa famille. Qu’il s’agisse de votre famille au sens strict comme de celle que vous vous êtes créée au cours de votre vie, l’important est de profiter de ces moments de douceur avec tout ceux qui sont importants pour vous. Privilégiez l’amour et l’amitié, l’émotion et le rire, parlez pendant des heures, faites vos réserves pour affronter l’année 2015!

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Noël c’est le partage

On peut difficilement passer à côté des cadeaux lors des fêtes de Noël ! Vous pouvez haïr les grandes surfaces pour la commercialisation de Noël, les prix affichés sur les jouets ou idées cadeau ainsi que les marges qu’elles se font sur notre porte feuille. Mais reconnaissez-le, un petit présent au pied du sapin fait toujours plaisir à celui qui offre comme à celui à qui il est destiné !! Alors pourquoi ne pas privilégier des cadeaux raisonnables et raisonnés ? Privilégiez le naturel, le local, les petites entreprises françaises qui mettent tout leur amour et leur savoir faire pour produire des cadeaux magnifiques ! Vous offrirez ainsi un cadeau original et 100% solidaire (je vous jure que mon véritable nom n’est pas Arnaud Montebourg).

Si vous ne voulez/pouvez pas mettre trop de votre portefeuille vous pouvez également faire vos cadeaux vous-même ! Une jolie assiette décorée, une boîte à bijoux peinte, un pull, une crème beauté, de délicieux biscuits ou assortiments de confiture, etc … Autant de petites choses qui feront plaisir à tous car vous aurez pris le temps pour chacun !

Et si vous ne voulez vraiment pas offrir de cadeaux, offrez simplement du temps! Votre filleule rêve d’un après-midi en tête à tête avec vous ? Emmenez-là en ville faire du lèche vitrine et arrêtez-vous dans un joli salon de thé. Vos enfants vous demandent depuis des mois d’inviter leurs amis ? Organisez un goûter ! Votre compagnon est stressé ? Éteignez la télé, faites garder les enfants, allez vous promener en amoureux et sur le chemin du retour arrêtez vous chez un traiteur pour un repas à emporter en amoureux et sans complexe. Il existe une antenne des Restos du Coeur à côté de chez vous ? Poussez la porte et offrez votre aide à ceux qui en ont besoin.

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Noël c’est la magie

La décoration, l’odeur des douceurs de Noël dans la cuisine et quelques notes de musique dans une maison calme et chaleureuse. C’est la carte postale de Noël, et c’est ce qui en fait toute sa magie. Oubliez les tracas du quotidien, les dossiers du boulot, les devoirs des enfants et laisser vous porter par cette ambiance merveilleuse ! Restez chez vous sur le canapé à profiter d’un film avec votre famille, ou allez vous promener pour découvrir les décorations de Noël de votre ville avec une bonne gaufre et un vin chocolat chaud.

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Sur ce, je vous laisse, je vais choisir mon calendrier de l’Avent !!

Crédits photos : pixabay, morguefile