De bulles en bulles

Bonjour à tous !
Petit billet particulier aujourd’hui pour vous présenter mon nouvel espace ! Totalement personnalisé,  liberté totale, voici mon nouveau blog Life style Les Billets Bulles !
Rejoignez-moi là bas si le coeur vous en dit, ça me fera plaisir de vous y retrouver !

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Juifs et Musulmans, quand Arte vaut de l’or

Il y a quelques jours j’ai vu passer sur le programme TV un nom qui m’a interpelée : Arte diffusait une série documentaire intitulée « Juifs et Musulmans, si loin si proches » et composée de 4 épisodes d’une cinquantaine de minutes chacun. Je n’ai pas pu les regarder le soir de leur diffusion mais je me suis rattrapée grâce au replay proposé par la chaîne. Et je dois dire que j’ai rarement vu un travail d’une si grande qualité.

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Je m’intéresse beaucoup à la géopolitique, aux conflits qu’il peut y avoir dans le monde et j’essaie au mieux d’en connaître la source. Toute forme de racisme, qu’il soit ethnique ou religieux me révulse au plus haut point. Étrangement, du conflit israélo-palestinien je ne connaissais presque rien. Je suis bien entendu les actualités, je n’ignore pas les massacres commis depuis des années et je connais les forces qui s’affrontent. Mais j’ai toujours pensé que ce qu’on m’avait raconté petite était vrai : le conflit est né au lendemain de la seconde guerre mondiale lorsque pour se faire pardonner des horreurs commises envers les Juifs l’Occident leur a donné le territoire d’Israël alors que les Palestiniens y vivaient depuis des siècles. Et c’est là qu’Arte remet les choses en place, et m’apprend encore une fois qu’il est mieux de se renseigner plutôt que de croire bêtement ce qu’on peut nous dire.

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« Juifs et Musulmans, si loin si proches » nous plonge dans la relation qu’ont entretenu les Juifs et les Musulmans dans l’Histoire. Proposant comme point de départ le prophète Mahomet et la naissance de l’Islam, la série déroule le fil des siècles à travers les noms des grandes personnes qui les ont forgés, des grandes villes qui ont illuminé le monde, les grands évènements qui l’ont redessiné. Prenant la forme d’un dessin animé au travail impeccable entrecoupé d’images d’archives et d’interventions de spécialistes, le récit est fluide et permet aux plus novices (dont je fais partie) d’apprendre et de comprendre. Apprendre le système mis en place par les Musulmans (la Dima), la hiérarchie, l’ouverture qui a permis l’âge d’or, les conflits mais aussi la confiance et l’étroite relation de deux peuples qui mis à part leur croyance ont tellement en commun. Réaliser à nouveau que c’est ensemble que l’on construit ce que l’Humanité a fait de plus beau et que c’est dans la tolérance de l’autre que la paix trouve racine. Comprendre comment après tant de siècles on a pu en moins de 150 ans en arriver à la situation que nous connaissons. La série n’épargne pas, elle ne cherche pas à enjoliver ou à masquer, elle montre le bien comme le mauvais, avec peut-être parfois quelques raccourcis que le format en 4 épisodes a imposés. Cela ne dessert pas le résultat qui est tout simplement incroyable et nécessaire.

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La série laisse le goût d’un énorme gâchis dans lequel l’Occident est loin d’être innocent. Elle est disponible jusqu’à ce soir sur le replay d’Arte et le meilleur conseil que je puisse vous donner est de la découvrir. Elle est un sacré point de départ pour comprendre par soi-même ce que l’injustice, la haine, le repli et le zèle politique peuvent engendrer. Et je crois qu’aujourd’hui plus que jamais, nous sommes tous concernés.

Générique :

JUIFS & MUSULMANS – Si loin, si proches
Série documentaire (France, 2013, 4x52mn)
Réalisation : Karim Miské
Auteurs : Karim Miské, Emmanuel Blanchard, Nathalie Mars
Direction éditoriale : Sylvie Jézéquel
Réalisateur de l’animation : Jean-Jacques Prunès
Coproduction : ARTE France, Compagnie des Phares et Balises, France Télévisions (France 3 Corse Viastella), Vivement Lundi !, Pictanovo

EDIT :

ARTE rediffuse les deux premiers épisodes demain (jeudi 06/08) dès 8h55 et les deux derniers vendredi à la même heure, n’hésitez-donc pas si vous le pouvez à passer un peu de temps devant votre télé ! (Merci à Melgane pour l’info !)

C’est quand les vacances ?

J-18.

Dans 18 jours je suis en vacances pour 3 semaines. Des vacances qui ne seront pas forcément hyper reposantes puisque nous repartons pour une session de travaux à la maison, mais 3 longues semaines quand même !

cliche-mignon-labbit-2Finis les aller-retours au boulot, le réveil qui sonne à 6h30, les gamelles à préparer le matin entre une cuillère de céréales et la douche. Bye bye les heures passées devant l’ordinateur à essayer de comprendre pourquoi mon programme ne marche pas (article « Vis ma vie d’ingénieur en informatique » en préparation d’ailleurs ! ), les batailles pour la clim ou le micro ondes.

Ne vous méprenez pas, j’aime mon boulot. Je suis contente de venir travailler le matin, mon équipe est réellement géniale, les sujets que je suis amenée à traiter sont intéressants. Mais j’ai besoin d’une coupure. Comme tout le monde, je ne suis pas surhumaine après tout !

Prendre ses vacances fin août a des avantages mais aussi des inconvénients : c’est profiter d’un temps doux et d’une affluence faible dans les lieux touristiques mais c’est aussi voir les collègues partir avant toi pendant tout l’été (logique implacable). Et quand la fatigue s’accumule tu as juste envie de fusiller du regard la moindre personne qui ose t’approcher et te dire « à dans 3 semaines! ». Mais tu ne le fais pas. Parce que tu es une personne civilisée et distinguée, parce que ton collègue a le droit lui aussi de partir et qu’après tout tu l’aimes bien et tu lui souhaites vraiment de passer de bonnes vacances.

Je vais passer les prochaines semaines relativement tranquilles. J’ai du boulot à terminer avant de partir et avec la moitié de la boîte en congés l’ambiance est calme et détendue. Juste le temps de boucler les tâches en cours, de préparer la rentrée et de se fixer des objectifs pour les mois à venir. C’est toujours une période un peu particulière, un entre deux pendant lequel je fais le point.

Ensuite viendra le temps des vacances avec les travaux et je l’espère quelques jours de repos à flâner avec mon chéri, prendre soin de moi, jouer à Animal Crossing et réduire ma PAL qui manque de se casser la figure à tout moment … Un petit rêve qui ne paraît plus si loin maintenant !

Et vous, êtes-vous déjà en vacances, avez-vous repris ou êtes-vous comme moi des vacanciers tardifs ? Quoi qu’il en soit je vous souhaite à tous un bel été et je continue à vous lire avec plaisir chaque jour !

Crédit photos : Cliché Mignon

Faut-il avoir honte d’aimer « Fast and Furious » ?

fast_and_furious_2Quand le premier Fast and Furious est sorti j’avais 13 ans (aïe …), les garçons au collège ne parlaient que de ce film. J’avais vu la bande annonce, ça ne m’intéressait pas plus que ça, je ne suis pas allée le voir. J’ai grandi, les autres volets sont sortis et étaient pour moi des films pour gars surexcités sans réelle cohérence cérébrale avec une bouteille de Desperados greffée à la main et un filet de bave sur le coin de la bouche. Oui, l’avis d’une jeune femme de 18 ans en quête d’identité intellectuelle est parfois très net. J’ai fini par en regarder un : Tokyo Drift. C’est encore pire que ce que je pensais, c’est relativement indigeste. Oui, j’ai regardé jusqu’à la fin, mais je me sens si coupable d’une telle bassesse que je me braque d’autant plus. Emballez c’est pesé, je ne remettrai jamais mon nez dans ce truc.

Et puis un jour on annonce la sortie de Fast and Furious 5 au cinéma. Mon chéri se dit intéressé. Je suis plus mature et plus ouverte à ce qu’on appelle dans le monde artistique « la culture de masse », mais quand même j’ai des limites : je ne comprends pas son enthousiasme. Il essaie de me convaincre et finalement arrache mon accord pour regarder les 4 premiers opus ensemble. Quelques heures plus tard : Houston, on a un problème, j’ai chopé le virus FF, je ne saurais pas réellement vous dire pourquoi ni comment. Et pourtant, mon cerveau répond toujours, je n’aime pas plus la Despé qu’avant et aucun filet de bave à l’horizon. Nous voilà dans de beaux draps …

Nous sommes allés voir le 5, puis le 6. J’ai adoré ce dernier opus et la scène du générique avec Jason Statham m’a fait trépigner d’impatience pour la suite. Et quand quelques mois plus tard j’ai appris que Paul Walker venait de trouver la mort dans une voiture lancée à toute vitesse (ironie de la vie bonjour), j’ai eu un gros pincement au cœur. J’avais d’autant plus hâte de découvrir Fast and Furious 7 qui avait donc deux buts : poursuivre la série et rendre hommage à un « frère » disparu.

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Nous avons tant bien que mal résisté une semaine pour aller voir le dernier film, sorti le 1er avril, afin d’éviter la cohue attendue et bel et bien là. Car quoi qu’on en dise les films marchent et ma génération a en partie grandit avec, les critiques sont loin d’être mauvaises (parfois même dithyrambiques) et le décès de Paul Walker pendant le tournage a ajouté une aura particulière au 7ème opus de la série. Je pense que je vais étonner mais j’ai moins aimé ce film que les deux derniers. C’est toujours aussi impressionnant, les scènes d’actions sont superbes, l’histoire est toujours là et ça reste un film très agréable à regarder. Mais j’ai trouvé que le film se perdait un peu dans la tentative, certes louable et indispensable, de rendre hommage à Paul Walker tout le long. Les clins d’œil à l’esprit des premiers films (nouveau réalisateur oblige) sont trop gros, l’humour est moins percutant et la trame principale a du coup un peu perdu en profondeur. Mais j’imagine aussi le mal fou qu’ont dû avoir les membres de l’équipe pour non seulement faire face au décès de l’un des leurs mais en plus rattraper un scénario à moitié mis sur « pellicule » afin d’obtenir un film cohérent tout en gardant le disparu à l’image. Sincèrement, ils s’en sortent très bien malgré tout et j’attends la suite avec impatience.

Vous l’aurez compris, j’aime Fast and Furious et non, je n’en ai pas honte. Je remercie même mon chéri de m’avoir à un moment forcé la main. Fast and Furious est une franchise qui n’a jamais eu la prétention d’être intellectuellement recherchée. Plutôt que d’en faire un complexe d’infériorité et d’essayer de s’en sortir tant bien que mal, les producteurs, scénaristes et réalisateurs ont pris le contre-pied : tant qu’à faire, allons-y à fond. Grosses voitures multicolores, hyper chromées et super puissantes : CHECK ! Scénario sans fioriture : CHECK ! Humour gras et décalé : CHECK ! Discours exacerbé sur l’esprit de famille, cascades invraisemblables, « folklore » de filles quasiment à poil pendant les courses et bastons « je me prends des coups de bonbonne de gaz dans la tronche et je m’en sors sans même une ride » : CHECK ! Mélangez tout ça avec un peu d’huile de moteur et de liquide de frein, vous obtenez un succès international, des millions de dollars de recettes, 7 films qui tiennent la route et d’autres à venir. Parce que contre toute attente, ça marche. Parce qu’on en prend plein les yeux, parce que l’histoire est attachante et à rebondissements, parce qu’en ce moment on a besoin de voir la tendresse des liens d’une famille au sens large, parce que quand Vin Diesel et Dwayne Johnson sourient on a envie de leur faire un bisou (si si, je vous jure !).

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Quant à la question que vous vous posez tous (ayez la gentillesse de ne pas me contredire s’il vous plaît) : ai-je pleuré à la fin du film ? Oui. J’ai essayé de faire en sorte que ça ne se voit pas trop, mais oui. La dernière scène est un magnifique hommage, un pont entre famille de fiction et famille réelle dont on ne distingue pas les frontières. Et c’est certainement la seule chose sur laquelle Fast and Furious n’exagère pas.

Et vous, que pensez-vous de Fast and Furious ?

Ce qu’ils nous laissent

Qu’ils soient innés ou dus au hasard de la vie, les rencontres, amitiés et liens familiaux se font et se défont au cours de notre existence. Nous grandissons à travers ces relations. Nous nous enrichissons grâce à ce qu’elles nous apportent de bon et de moins bon. Mais un jour, nous décidons de mettre fin à un lien toxique, quelqu’un choisit de quitter notre route ou un être cher nous est arraché.

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Quand nous perdons un parent aimé, un ami ou une connaissance, nous avons souvent le regret de ne pas avoir assez profité des instants passés en sa compagnie, de ne pas avoir pris « tout ce que l’on pouvait prendre » tant qu’il était encore temps, en prévision du jour où nous ne pourrions plus le faire. Parfois, celui qui part ou que l’on décide de quitter ne nous laisse pas que du bon. Mais tous nous laissent quelque chose.

Nous nous souvenons de Louis XIV à travers Versailles, Vinci nous a légué La Joconde, Michael Jackson le moonwalk. Tout cet héritage s’est intégré dans notre culture commune. Mais j’ai également un patrimoine qui m’est propre, des brides de ce que d’autres m’ont laissé en partant. Un sentiment, une musique, une odeur, un souvenir.

Une musique

Mon papa était un grand fan de Genesis et de Phil Collins. Je me souviens d’après midi passés dans son bureau, moi en train de colorier ou de faire mes devoir sur une petite table pendant que lui corrigeait des copies au son de « In the Air tonight », « Land of confusion » ou encore « Jesus He Knows Me ». Batteur à ses heures perdues, il marquait le tempo en tapant ses stylos sur la table. Il avait aussi accroché aux murs des affiches des concerts du groupe. Il a été emporté il y a 15 ans par un cancer alors que je venais d’avoir 12 ans. L’image la plus marquante qu’il me reste de lui c’est celle d’un amoureux de la musique jouant à la batterie avec des stylo BIC à la lumière d’une lampe de bureau. Le jour où Phil Collins partira à son tour, on m’enlèvera certainement mon papa une nouvelle fois. Mais je préfère ne pas y penser, et redevenir cette petite fille à chaque fois que j’écoute du Genesis.

Une odeur

En fait, deux odeurs. Celles de ma mère. Je n’ai plus de contact avec elle depuis 5 ans, c’est moi qui l’ai décidé. Pour moi, pour mon bien, pour pouvoir vivre sans peur ou culpabilité.

La première (attention instant super glam’), c’est son odeur à elle. Je la sens parfois sur moi, et c’est à chaque fois un sentiment partagé entre le réconfort, la nostalgie d’une relation que j’aurais aimé avoir et la peur. Je ne lui ressemble pas beaucoup physiquement, mais savoir que j’ai parfois cette odeur me trouble beaucoup, comme un coup de canif dans le travail que je fais chaque jour sur moi pour ne pas être comme elle. Mais je ne pourrai rien y changer, alors j’essaie d’apprivoiser, de m’y faire, de me dire qu’il fallait bien quand même que j’hérite de quelque chose, et si ça n’est que ça c’est un moindre mal.

La seconde odeur c’est celle de la cigarette.  L’un des rares moments de tendresse était un rituel qui a disparu peu à peu avec le temps (et au fur et à mesure que notre relation se dégradait). Chaque soir, après avoir fumé sa cigarette, ma mère venait nous embrasser pour nous souhaiter une bonne nuit. Un bisou qui sentait le tabac, mais j’aimais bien cette odeur, il y avait quelque chose de réconfortant, c’était un moment dont j’essayais de profiter à fond, comme tous les moments tendres que j’ai pu avoir avec elle. Aujourd’hui je pense que mon addiction à la cigarette peut venir de ce souvenir, de ces moments où quoi qu’il se soit passé dans la journée, elle venait m’embrasser, comme pour me dire « je t’aime quand même ».

Un rituel

Parfois les conflits familiaux font que des personnes que l’on aime le plus au monde s’éloignent. C’est ce qui s’est passé avec ma sœur : la prunelle de mes yeux, ma meilleure amie. Il y a bien entendu eu des disputes, des moments moins sympas, mais j’ai toujours eu une relation fusionnelle avec elle. Elle a une nature de cheveux très difficile : entre ondulés et crépus, secs, extrêmement volumineux. Comme elle les portait longs, elle venait tous les soirs dans ma chambre avant de se coucher. Elle m’apportait sa brosse, et je passais quelques minutes à lui démêler les cheveux, avant qu’elle n’aille dormir. Depuis que nous ne nous voyons plus, je me souviens de tous ces bons moments qu’on a passé ensemble, et plus particulièrement de ce rituel. Aujourd’hui, elle revient peu à peu vers moi, je la laisse prendre ses marques et décider de l’avenir de notre relation. Qui sait, un jour peut-être arrivera-t-elle de nouveau avec sa brosse à la main ?

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Garder le souvenir de ce qui a existé est important. Bon ou mauvais, il nous rappelle ce sur quoi on se construit chaque jour, les erreurs à ne pas faire, les choses à dire avant de ne plus en avoir l’occasion.

Et vous, quels souvenirs vous a-t-on laissés ?

Crédits photo : Death to the Stock Photo

Box beauté, pourquoi j’ai arrêté

Il y a deux ans, lors d’un voyage parisien chez ma meilleure amie, j’ai découvert le monde merveilleux des boîtes beauté. Plus précisément celui de My Little Box. J’ai tout de suite été charmée par le concept. Recevoir chaque mois un colis surprise rempli de bonne humeur, de produits (dont beaucoup en full size) et de goodies pour un prix relativement attractif, que demander de mieux ? Après un certain temps de réflexion j’ai sauté le pas et je me suis moi aussi inscrite pour cette boîte beauté, c’était en décembre 2013. J’ai passé quelques mois à trépigner d’impatience devant ma boîte aux lettre, à déballer mon colis comme si c’était Noël à chaque fois, à tester les produits envoyés. C’était ma petite bulle de bonheur, mon petit plaisir rien qu’à moi.

Mais en février, j’ai décidé d’arrêter mon abonnement. Et je vous explique pourquoi !

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Mon armoire déborde

J’adore les produits de beauté, sinon je ne me serais pas inscrite à My Little Box. J’ai découvert de jolis choses, des produits dont je ne pourrais plus me séparer aujourd’hui. J’ai aussi reçu pas mal de goodies utiles, comme la pochette de téléphone, le miroir à mettre dans le sac ou encore la trousse de toilette de voyage.

Sauf qu’il y a quand même un petit soucis. Je ne peux pas décemment demander à mon amoureux d’agrandir la salle de bain pour y mettre une seconde armoire … En 14 mois d’abonnement, j’ai reçu 3 ou 4 crèmes hydratantes, 2 démaquillants, 3 masques pour cheveux, 3 produits pour les lèvres, 4 parfums, 3 exfoliants, 4 rouges à lèvre, 4 crayons/liners pour les yeux, etc … Et pour vous dire la vérité, la plupart d’entre eux n’ont jamais été ouverts, ou n’ont été que très rarement utilisés. Donc je stocke en attendant d’en avoir besoin, et étant donné que j’essaie de terminer un produit avant d’en ouvrir un nouveau, je pense que j’ai de quoi tenir pour …. 2 ans, au bas mot. J’ai vérifié dans mon agenda, aucune fin du monde ou cataclysme naturel m’empêchant de renouveler régulièrement mes soins n’est prévu pour le moment. Il n’est du coup pas très raisonnable de continuer sur cette voie.

La lassitude

J’ai toujours attendu ma box avec impatience. A chaque début de mois j’étais contente de trouver dans ma boîte aux lettres, au milieu des publicités et des factures, un joli colis tout plein de surprises pour moi. Mais au bout d’un an, l’excitation n’était plus la même. J’étais toujours contente de la recevoir et de l’ouvrir, mais rapidement je retournais à mes occupations et les produits restaient parfois 2 semaines dans la boîte avant de rejoindre l’armoire de la salle de bain (qui vous le savez, si vous suivez bien, était déjà pleine à craquer). Je ne pourrais pas vraiment vous dire à quoi cela était du. Peut-être qu’à force de recevoir souvent les mêmes types de produits la surprise n’était plus la même ? Peut-être l’impression que le contenu de la box était de plus en plus léger ? Ou c’est peut-être simplement que je suis passée à autre chose et que le concept ne m’intéresse plus tant que ça. J’ai réfléchis et je me suis rendue compte qu’au prix de mon abonnement mensuel, je pouvais m’acheter une très belle paire de boucles d’oreilles tous les 3 mois. Et ça fait des mois que j’aimerais m’acheter de jolies boucles d’oreilles. Tout comme une jolie palette de fards à paupières. Bien entendu il n’y aurait pas de surprise, mais ça me permettrait d’avoir ce que je veux vraiment. Du coup j’ai décidé d’arrêter avant que le plaisir ne disparaisse totalement.

Box beauté VS slow cosmétique

Je vous en ai parlé il y a quelques mois, j’ai radicalement changé ma routine de soins. J’ai découvert le monde de la slow cosmétique et du naturel. Depuis, je n’achète plus que des produits naturels, bio et les plus purs possibles. Huiles, hydrolats, bases lavantes neutres, etc … Je fais très attention à la composition de ce que je mets sur ma peau assez réactive (je parle ici des soins, et non du maquillage qui reste conventionnel). C’est aussi pour cela que les produits reçus dans mes box beauté s’empilent gentiment dans mon armoire sans que je les utilise vraiment. Certains ont une composition relativement clean, mais il faut bien l’avouer pour la plupart c’est la cata (les produits My Little Beauty, on en parle ?). Entre le manque de naturel et la surconsommation de cosmétique dans laquelle je m’étais engagée avec la box, on est loin des principes que j’essaie d’appliquer en termes de simplicité et de consommation raisonnable.

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Ce que je garde de ces mois d’abonnement à My Little Box, c’est déjà le plaisir que j’ai retrouvé à prendre soin de moi. Ensuite, j’ai découvert des produits que je rachèterai certainement lorsqu’ils seront terminés, comme le crayon yeux By Terry dont je suis devenue totalement fan. Le bilan est relativement positif, mais le concept de la box beauté ne correspond plus à ma consommation de cosmétiques ou à mes envies : je n’avais donc plus de raison de continuer l’aventure.

Et vous, êtes-vous abonnées à des boîtes beauté ? Et qu’en pensez-vous ?

NB : Cia du blog Autour de Cia a lancé une enquête à propos de l’influence des blogs sur nos achats. Je vous invite à répondre à son sondage pour que les résultats soient significatifs et à partager son article ! Les réponses seront compilées sous forme d’une infographie. Merci !

27 ans

La semaine dernière j’ai eu 27 ans. 27 ans, ce n’est pas encore 30 mais ce n’est déjà plus 25. Je n’ai généralement aucun soucis avec mes anniversaires, je ne suis pas focalisée sur l’âge, je n’ai pas entamé de course à la jeunesse. Je me dis qu’il ne me servira à rien de courir après le temps, il me rattrapera bien assez tôt. Mais quand même, 27 ans, ça m’a fait tout bizarre.

Autour de moi, des amis se marient, ont leurs premier enfant, d’autres encore décident de mettre leur carrière ou leur relation amoureuse entre parenthèses pour partir vadrouiller à l’étranger « tant qu’il est encore temps ». Du coup je me rend compte que je suis en plein dans le tournant crucial, et que même si rien n’est irréversible (sauf les enfants bien entendu) et qu’on peut changer de vie à tout moment, les choix que je fais aujourd’hui auront un fort impact pour l’avenir.

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Je n’ai jamais été fan des boîtes de nuit, des ivresses du samedi soir ou des histoires d’une nuit. Je suis plutôt d’une nature tranquille, à préférer depuis mes 20 ans les soirées simples entre amis autour d’un bon repas et d’un bon vin, à passer mes week-ends chez moi en amoureux, avec mon chat sur le canapé. Certains diront que je n’ai alors pas profité de ma « jeunesse ». Je ne suis pas d’accord avec eux parce que j’ai au contraire su très tôt ce que je voulais et que je l’ai donc vécu comme j’en avais envie.

Mercredi dernier j’ai fait un petit point de là où en était ma vie et j’ai réalisé qu’en 7 ans beaucoup de choses avaient changé et que j’en étais très fière :

  • Je suis partie du domicile familial pour pouvoir enfin vivre
  • J’ai abandonné mes envies de cinéma pour me diriger vers l’informatique même si je ne m’interdis pas de changer de voie si un jour j’en ressens le besoin
  • J’ai terminé mes études et décroché un CDI dans la foulée
  • Je me suis fiancée
  • J’ai acheté une maison
  • Certains amis sont partis mais d’autres sont restés ou sont arrivés dans ma vie

Il y a 1 mois je me suis aussi inscrite pour le permis que j’espère décrocher cette année pour gagner une véritable indépendance.

Au final, je vois dans ces 27 ans une belle revanche sur la vie, beaucoup de choses accomplies et de beaux projets à venir. Ma vie est bien lancée et qu’elle me convient tout à fait, ce qui est plutôt rassurant me direz-vous ! J’aborde tout doucement la trentaine avec sérénité tout en ayant hâte de découvrir ce que me réserve l’avenir.

Samedi dernier nous avons fait une petite soirée pour cet anniversaire. J’étais avec mon amoureux, dans cette maison que nous avons achetée et rénovée de nos mains, entourée de très proches amis avec lesquels nous avons bien mangé et surtout bien ri. Je me suis sentie entourée, aimée et heureuse.

Si avoir 27 ans c’est se rendre compte de tout ce que l’on a déjà accompli et continuer à faire des projets pour les nombreuses années à venir, alors ce n’est au final pas si grave que ça. En fait, ce n’est que du bon.

Crédit photos : Death to the Stock Photo

Liebster Awards : à mon tour !

Cet article n’était pas prévu, mais j’ai été taguée Liebster Awards par Tootwix, une blogueuse que j’ai découverte en début d’année et que j’aime beaucoup !! Je vous invite à lui rendre une petite visite !

LiebsterAward1Vous connaissez certainement le principe mais je vous le rappelle en quelques mots :

Je dois donner 11 faits sur moi

Je dois répondre aux 11 questions de Tootwix

Je dois nommer 11 autres blogs

 Allez hop on commence !

11 faits sur moi
  1. Je préfère le salé au sucré
  2. Je n’aurais pas du porter mon prénom. Mon père a du intervertir mes deux premiers prénoms car « Yasmine » ne faisait pas assez français aux yeux du mec de l’état civil …
  3. Je n’ai pas encore le permis (mais j’y travaille !)
  4. Ma citation préférée est « Il faudrait essayer d’être heureux, ne serait-ce que pour montrer l’exemple. » de Jacques Prévert (je crois)
  5. Je rêve d’écrire un livre
  6. Ma sœur me manque (mon frère aussi mais il me suffit de prendre un train pour le voir)
  7. Aujourd’hui, c’est mon anniversaire
  8. Quand j’étais ado je rêvais d’aller vivre à Paris. Aujourd’hui il m’arrive d’avoir des périodes pendant lesquelles ça revient, mais ça repart aussitôt, rien ne pourrait m’arracher à ma Savoie. Bon maintenant je vis en Isère, mais à 20m de la frontière savoyarde donc on va pas chipoter.
  9. Je ne suis pas sûre de faire le même boulot toute ma vie
  10. Ça va faire 7 ans que je suis avec mon chéri et je l’aime toujours autant. J’adore quand on rigole ensemble et je lui dois beaucoup.
  11. Si on ne me laissait plus qu’un plat à manger jusqu’à la fin de ma vie, j’hésiterais entre la tartiflette et les sushis. Mais je prendrais la tartiflette. Faut pas déconner.
 11 réponses

Pourquoi avoir créé un blog ?

Parce que je parle beaucoup et que j’ai voulu épargner les oreilles de mon chéri ! Plus sérieusement, j’éprouve le besoin d’exprimer ce que je pense, ce que je ressens, ce que j’ai aimé ou pas, bref tout ce qui peut être sujet à discussion et à partage. Et j’adore écrire. J’ai eu mon premier blog à 16 ans sur la célèbre plateforme Skyblog. Ensuite j’ai eu un blog de bentos que j’ai laissé tomber parce que photographier mes repas chaque jour ne m’intéressait plus. J’ai par contre toujours adoré visiter les blogs des autres, suivre leurs publications et en découvrir de nouveaux (merci Hellocoton !!). Et il y a un an, j’ai eu envie de créer un nouvel espace rien qu’à moi pour parler de tout et de rien. Je ne suis pas très régulière mais je commence à changer mon organisation. Et quand j’aurai un bel ordinateur je me lancerai à fond dans le développement du blog !!

Quel est ton dessert favoris ?

Comme je l’ai dit dans les 11 choses sur moi je suis plus salé que sucré. Mais j’adore le crumble aux pommes ! Le chocolat ça va mais à petites doses.

Quel est le livre que tu as détesté ?

La métamorphose de Kafka. En fait, c’est pas que je l’ai détesté : on était en 4ème, il fallait lire un livre parmi une liste que nous avait donnée notre prof. J’ai voulu faire ma grosse intello, j’ai pris celui là, j’ai rien compris (forcément à 13 ans …) donc la lecture a été soporifique et difficile. Ma prof m’a ensuite conseillé de le relire une fois adulte, mais je n’en ai jamais eu le courage. A part ça, je n’ai jamais eu aucun soucis avec un livre !

Comment te vois-tu dans 20 ans ?

Toujours avec mon chéri, entourée d’une famille aimante, avec un boulot que j’aime et surtout avec encore plein de projets en tête !

Qu’est-ce que tu regardes en premier sur un blog ?

Je lis l’article qui m’a fait arriver sur le blog en question (je passe 99% du temps par Hellocoton). S’il me plaît je regarde ensuite les autres articles et je m’abonne au blog quand j’ai un coup de coeur. Bien entendu il faut que le design soit agréable. Il m’est arrivé plusieurs fois de tomber sur un blog aux couleurs criardes et textes de toutes les couleurs (ou polices) et ça je peux pas. Je ne suis pas une puriste, mais quand les yeux ne savent plus où se poser d’une ligne à l’autre pour moi c’est pas possible …

Quel est le top 3 de ta wish-list du moment ?

  • 1 Imac (pour que mon chéri puisse recommencer à jouer et pour que je puisse installer WordPress pour donner un coup de jeune et de personnalisation à mon blog)
  • Terminer les travaux de la maison pour commencer à dessiner les plans du second étage et pour se reposer (et pouvoir passer des week-ends tranquilles sans culpabiliser parce qu’un mur n’a pas encore sa couche de peinture)
  • Quelques jours à Londres, Venise ou Rome avec mon chéri, rien qu’en amoureux

Plutôt Instagram ou Twitter ?

Je me suis inscrite sur Twitter il y a quelques mois et j’adore ! Je n’ai pas de compte Instagram mais je pense m’y mettre rapidement même si je ne suis pas sûre de pouvoir y mettre des choses intéressante !

Quel est ton meilleur souvenir d’anniversaire ?

La journée n’est pas terminée 😉 Mais je dirais l’anniversaire surprise que mon chéri m’a organisé il y a quelques années avec mon frère et mes meilleurs amis. C’était génial, je m’en souviens comme si c’était hier !

Quelle est ta chanson favorite ?

Fiou, je ne crois pas avoir de chanson favorite en fait … D’une manière générale j’écoute tous les styles de musique : pop, rock, électro, jazz, rap, RnB, chanson française,etc. A par le reggea que j’ai en horreur tout passe ! Mais si je devais faire une sélection on y trouverait certainement des chansons qui m’ont marquée pour une raison ou pour une autre :

  • In the Air Tonight, Phil Collins (et d’une manière général tout ce qu’il a fait avec Genesis, j’en parlerai d’ailleurs dans un prochain article)
  • On ne Change pas, Céline Dion (oui je sais c’est mal)
  • Jacques a dit, Christophe Willem
  • Your song, Elton John
  • et Michael Jackson (en all inclusive :-D)

Quel est ton surnom ?

Ju ou Juju dans la vraie vie, Nala sur le net (mais celui-là c’est moi qui l’ai choisi donc ça ne compte pas je pense)

Quel a été le meilleur moment de la journée ?

Aujourd’hui a été une journée particulière ! Elle n’est pas terminée et je ne sais pas ce qu’elle me réserve encore. Mais ce matin j’ai pu échanger quelques messages avec ma meilleure amie partie pour l’Australie depuis presque 1 an. Je ne sais pas si elle se rend compte à quel point elle me manque mais je sais qu’elle est heureuse là bas. Elle a pris le temps de papoter un peu avec moi ce matin, pile poil pour être la première à me souhaiter un joyeux anniversaire malgré le décalage horaire, c’était un beau cadeau.

Il y a aussi ma voisine qui est actuellement en vacances et qui m’a envoyé un petit sms. Elle n’est pas sur les réseaux sociaux, ce qui veut dire que l’année dernière, alors qu’on ne se connaissait que depuis 1 mois, elle a pris le soin de noter quelque part la date de mon anniversaire. Ça m’a beaucoup touchée.

11 nominations

Et là ça se corse ! J’ai toujours peur d’embêter les gens avec ça. Je vais nommer 8 blogueuses mais je veux qu’elles sachent qu’elles ne doivent pas se sentir obligées de répondre ! Je vous ai sélectionnées parce que j’aime beaucoup vos blogs et parce qu’il ne me semble pas que vous ayez dû répondre au tag Liebster Awards ces derniers mois (j’ai essayé de vérifier à chaque fois).

  1. La Cigale ou la Fourmi
  2. Geekassiet
  3. Mamzeldree
  4. Mon billet poudré
  5. Smells Like Rock
  6. Fuite en avant
  7. Recettes pour mon bento
  8. Nat Arocas

Que préfères-tu dans la blogo ?

Quel est ton film préféré ?

Thé ou café ?

Si tu pouvais partir tout de suite visiter un pays, où irais-tu ?

Quel est ton dernier coup de cœur ?

Quels sont les 3 blogs que tu aimes le plus ?

Un métier que tu aurais aimé faire ?

Quelle est ta devise ?

Qu’aimes-tu faire le dimanche ?

La personne que tu admires ?

Ton souhait pour 2015 ?

Du jugement de l’assiette

Ces derniers mois on voit fleurir sur la blogo pas mal d’articles à propos de l’alimentation. Sans gluten, végétarien, végétalien, healthy, bio, etc … Je lis beaucoup ces articles. Pas que je sois en train de mettre en place un de ces régimes pour moi-même, mais l’alimentation en général m’intéresse. Chaque blogueuse a ses arguments et dans la plupart des cas ils ne me choquent absolument pas. Sauf qu’il y a quand même une chose qui me dérange énormément, c’est le jugement qui est fait. Certains articles sont parfois assez virulents, mais ça n’est rien par rapport à certains commentaires que j’ai pu lire… Petite revue des deux points !

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La blogueuse en mission

Une blogueuse qui présente son régime sans gluten/végétarien/végétalien va très souvent expliquer pourquoi elle a choisi cette alimentation. Dans la plupart des cas les raisons sont très bien expliquées et détaillées, et beaucoup rappellent qu’il s’agit de leur choix et qu’elle n’ont pas vocation à convertir le monde entier car chacun est libre. Personnellement je ne comprenais pas au début pourquoi elles se sentaient obligées de faire ce petit rappel. Et puis j’ai commencé à lire les commentaires de ces articles et j’ai vite compris … Mais on y reviendra un peu plus loin. Je respecte énormément ces personnes qui par engagement décident de sortir des sentiers battus et de vivre selon un mode qui leur semble plus éthique.

Mais sur certains blogs (je ne ciblerai personne car ça n’est pas le but de cet article) je me suis sentie jugée. Il y a une différence entre dire « J’ai choisi de ne plus manger de viande parce que je ne peux pas admettre que pour remplir mon assiette un animal soit maltraité et tué » et « Je ne mange plus de viande parce que contrairement à tous ceux qui se foutent royalement du sort des animaux MOI j’ai un cœur ». La dernière phrase n’est pas exactement celle qui était écrite mais l’idée est là, sans en rajouter … Alors si je me sens jugée, c’est peut-être parce que oui effectivement, je sais comment la viande que l’on trouve dans nos supermarchés est produite, et j’en mange quand même. Mais de là à faire de moi une personne sans cœur et sans conscience ou intérêt pour la cause animale, je trouve ça un peu violent, et surtout faux, même si c’est difficile à comprendre pour celles et ceux qui ont décidé de ne plus manger de denrées ayant nécessité de près ou de loin l’exploitation d’animaux.

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Vient ensuite le cas du sans gluten. Encore une fois la plupart des sites expliquent leur choix, parfois guidé par des diagnostics médicaux (par là je veux parler de vrais diagnostics établis par des médecins) et parfois non. Là aussi, chacun est libre de manger comme il l’entend et comme il se sent le mieux et je n’ai aucun jugement à apporter sur ce régime.

Mais il y a aussi certains articles dans lesquels la blogueuse explique en long en large et en travers pourquoi le gluten c’est mauvais, pourquoi il faut absolument ne plus en consommer et « démerden Sie sich » avec ton cancer si tu continues à en manger. Donc non contente d’être une abominable personne dépourvue de cœur pour les animaux, me voilà une personne cracra qui ne prend pas soin de son corps et entretien son cancer.

Rhabillée pour l’hiver, il ne me reste plus qu’à pleurer sur mon steak-pâtes à la crème de ma gamelle du midi !

Comme je l’ai dit plus haut, ces blogueuses en mission sont loin d’être légion sur la blogo. Dans la majorité des cas les personnes ayant décidé pour une raison ou une autre d’adopter ces régimes donnent leurs arguments (ou pas, après tout c’est leur vie et elles ne devraient pas avoir à se justifier si elles ne le veulent pas) et n’émettent aucun jugement sur ceux qui ne partageraient pas leur point de vue ou leur engagement. A ces personnes je voudrais dire « merci » parce que j’ai appris énormément de choses en lisant vos articles et encore une fois je respecte énormément votre courage pour avoir choisi de tout changer pour un engagement ou pour vous sentir mieux dans votre corps.

Les commentaires du messie indigné

Je lisais la dernière fois l’article d’une blogueuse qui parlait des différentes remarques qu’elle recevait de son entourage plus ou moins proche lorsqu’elle annonçait qu’elle était devenue végétalienne. Si certaines d’entre elles relèvent d’un manque de tact ou de connaissances sur le sujet (« Mais même le poisson ?? », « Mais tu vas avoir plein de carences ! » ou « Encore une écolo bobo … ») d’autres sont carrément de l’ordre de l’irrespect, voire de l’insulte. Et on les retrouve parfois dans les commentaires déposés par les lecteurs de ces blogueuses qui ont décidé de changer de régime alimentaire. J’ai ainsi pu lire des choses du genre « Non mais arrêtez de nous em****er avec vos régimes à la cons » ou « Moi je m’en fous si tu viens manger chez moi tu mangeras de la viande et du gluten, et si tu n’es pas contente c’est pareil ». Bien bien bien, je crois que je n’ai pas besoin d’aller plus loin dans mes explications, vous aurez compris que là on dépasse les limites de ce qui est tolérable.

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Que l’on ne soit pas d’accord, c’est possible. Que l’on soit d’accord mais qu’on ne souhaite pas pour autant changer de mode de vie, ça l’est également. Mais de là à se moquer, demander des justifications (après tout on trouve plein d’articles sur le net qui expliquent le pourquoi du comment donc les raisons sont généralement assez connues), insulter (oui parce que je pense que mettre un végétar(l)ien ou une personne qui ne mange pas de gluten devant une assiette qui ne correspond pas à ses convictions/choix/sensibilités médicales alors qu’on les connait parfaitement, c’est une insulte) ou carrément rejeter l’autre à cause de ce qu’il met dans son assiette, les bras m’en tombent … Cette phrase était un peu longue, mais j’avais besoin de la sortir.

Et moi dans tout ça ?

Je sais comment sont traités la plupart des animaux qui terminent en barquettes dans nos supermarchés. J’essaie donc de plus en plus de faire attention en ne prenant ma viande qu’à la coupe ou carrément dans une boucherie indépendante. Je me trompe peut-être mais j’ai toujours l’impression qu’en achetant chez le boucher de mon village je m’assure que les animaux n’ont pas fait 46 000 km (le choix assez restreint de mon boucher tend à me conforter dans cette idée) et qu’ils ont été élevés dans un certain respect. D’ailleurs je pense que la prochaine fois je demanderai carrément d’où viennent les viandes. Quand je le peux j’achète même bio. Mais c’est un fait, j’aime la viande, j’aime le poisson et tout ce qui de près ou de loin vient d’un animal. Donc je ne pense pas devenir végétar(l)ienne un jour, même si je reste sensible au sort des animaux d’élevage. Oui, moi aussi j’ai un cœur.

Pour ce qui est du gluten il en va de même. Je m’intéresse beaucoup à l’industrie alimentaire, Monsanto est un nom qui ne m’inspire aucun respect, bien au contraire. Je sais que l’intolérance au gluten grandissante dans notre société est due aux sélections rigoureuses effectuées ces 50 dernières années pour obtenir des grains toujours plus résistants, toujours plus beaux et surtout toujours plus identiques (fruits, légumes, céréales, femmes, c’est pour tout le monde pareil, tout doit être du bon calibre !). Mais j’ai une amie qui est cœliaque, à un niveau très élevé. La moindre trace de gluten l’envoie au lit pour 3 jours avec des douleurs abominables. Vous allez me dire que du coup je devrais savoir à quel point le gluten est mauvais. Oui je le sais, et justement je suis allée plusieurs fois faire les courses avec elle. Retourner chaque produit pour lire la composition, reposer les 3/4 d’entre eux, avoir des sueurs froides quand un produit que tu prends d’habitude affiche « Nouvelle recette » et que tu te rends compte que tu ne peux plus le prendre (c’est dommage tu l’aimais beaucoup) et surtout voir les prix des produits sans gluten toujours plus nombreux mais aussi plus chers parce mode ou pas, l’industrie agroalimentaire a très bien reniflé le filon (et les millions de dollars de bénéfices annuels supplémentaires), c’est ça la vie d’une personne qui ne peut pas manger de gluten.

Alors oui si on aime la cuisine, si on a de l’imagination, on peut très bien manger des choses délicieuses et variées, mais le soir quand je rentre chez moi des fois j’ouvre une boîte de raviolis. Oui, je l’avoue, pardon. Et je me dis que j’ai de la chance de pouvoir le faire. Nous varions notre alimentation : pâtes, riz, blé, légumineuses, légumes. Nous achetons peu de produits industriels : seulement les sucreries, les desserts et une boîte de temps en temps quand j’ai la flemme. Je fais attention mais je ne supprime pas le gluten de mon alimentation, j’ai la chance de pouvoir tout manger alors je ne m’en prive pas. Ça marche aussi pour les régimes sans lait/oeuf/huile etc …

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Au final, je mange de la viande et du gluten tout en faisant attention à varier. Je pense apprendre au plus vite à faire des desserts avec ma jolie Multidélices et des gâteaux maison pour mon chéri. Je vais commencer à réfléchir au potager de cet été pour pouvoir faire mes propres conserves de plats préparés. Je fais de plus en plus attention à la provenance des produits que je consomme. C’est pour moi un juste milieu dans lequel je vis en alliant mes convictions et mon plaisir.

Je n’ai pas d’amis végétar(l)ien, donc je n’ai jamais eu à faire particulièrement attention de ce point de vue. Juste une amie qui n’aime pas trop la viande, alors quand elle vient manger à la maison je ne fais pas de gigot d’agneau. Je respecte. Et si un jour je reçois un végétar(l)ien chez moi, il peut être assuré de ne trouver aucune denrée animale à table.

Pareil pour mon amie cœliaque. Elle m’a confié une fois qu’elle venait chez moi les yeux fermés, ce qui la touchait énormément parce qu’elle refusait jusque là beaucoup d’invitation à cause des hôtes qui ne faisaient pas attention (« Roo 30g de farine ça va pas te tuer quand même !! » …). Ba oui, je me suis renseignée. J’ai toujours un paquet de pâtes dans gluten pour elle au cas où elle arriverait à l’improviste, et j’ai toute une batterie d’ustensiles de cuisine en plastique toujours prête (le gluten s’insérant dans le bois, les ustensiles en bois sont à proscrire pour les cœliaques). Je ne dis pas ça pour me lancer des fleurs ou pour susciter l’admiration. Pour moi c’est juste normal. Et quand bien même cette amie ne serait pas cœliaque, mais aurait juste décidé de ne plus consommer de gluten, je la recevrais de la même façon (bon mis à part les ustensiles en bois hein).

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Tout ça pour dire que j’ai trouvé une manière de manger qui me va bien, et que je respecte que d’autres aient fait un choix différent du mien (ou ne l’aient justement pas eu). Et ça ne me semble pas si difficile que ça. Alors ne serait-il pas possible d’avoir du respect pour tous, qu’ils aient le même régime alimentaire ou pas ? N’avons nous pas assez de sujet de discordes pour éviter de nous juger sur le contenu de nos assiettes respectives ? Bon ! Alors mangez, faîtes-vous plaisir et surtout n’écoutez pas les jugements. Que ceux qui critiquent vos assiettes relèvent les yeux vers votre visage, la conversation n’en sera que plus intéressante !

NB : Le mot végétar(l)ien n’est pas une insulte, j’avais juste la flemme d’écrire « végétarien/végétalien » à chaque fois. Oui je suis faible …

crédit photos : pixabay.com

The Imitation Game, quand Alan Turing retrouve la place qui lui est due

Dimanche 25 janvier, je tombe sur un entretien entre Laurent Weil et Benedict Cumberbatch. Ce dont ils parlent est très intéressant, ça ressemble beaucoup à la vie d’Alan Turing. Comment ça, un film sur Alan Turing ?? Chéri, faut qu’on aille au cinéma !! Oui, des fois je ne suis pas très au courant de ce qui sort sur les écrans …

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En tant qu’ingénieurs en informatique, nous avons plusieurs « dieux », scientifiques ou écrivains. Trônent en tête Isaac Asimov et Alan Turing (non, Bill Gates, Steve Jobs et Mark Zuckerberg ne font pas partie du classement, même si leurs actions de démocratisation de l’informatique et de façonnage du monde connecté sont remarquables). Isaac Asimov, vous le connaissez certainement, même sans avoir retenu son nom, vous avez forcément un jour ou l’autre entendu parler des trois lois de la robotique (fondements du film I Robot avec Will Smith). Pour Alan Turing c’est différent. A la limite, les aficionados Apple ont peut-être entendu parler de la légende autour du logo à la pomme croquée. Mais dans l’ensemble, ce génie est resté dans un cruel anonymat alors qu’il fait tout simplement partie de ceux qui ont bâti les fondements du monde d’aujourd’hui. Moi-même, si je n’avais pas fait ces études à l’université, je n’en aurais sans doute jamais entendu parler. Mais revenons-en à The Imitation Game, film sorti sur nos écrans mercredi dernier.

L’histoire

1940 : Alan Turing, mathématicien, cryptologue, est chargé par le gouvernement Britannique de percer le secret de la célèbre machine de cryptage allemande Enigma, réputée inviolable.

Le film commence par un cambriolage au domicile du prénommé Alan Turing. Deux agents se rendent sur place et sont très fraîchement reçus dans une maison sans dessus dessous. L’un d’eux est persuadé que l’homme leur cache quelque chose, aucun objet n’ayant apparemment été dérobé. Il va alors engager des recherches, se heurter au secret défense, obtenir le dossier tant convoité et s’apercevoir que celui-ci est tout simplement vide, ce qui ne fera que le conforter dans son intuition. Arrêté pour une toute autre « affaire » (« délit d’homosexualité », oui oui ….), Alan Turing termine tout de même en cellule. L’inspecteur obtient une heure de temps pour l’interroger sur ses activités pendant la Seconde Guerre Mondiale, activités que l’on semble vouloir protéger au plus haut de la hiérarchie. S’engage alors un jeu de l’imitation (« test de Turing ») pendant lequel Alan Turing va révéler son histoire : comment, avec quelques autres génies et malgré un certain handicap relationnel, il a réussi à casser le code Enigma, offrant ainsi aux Alliés le tournant inestimable qui leur permettra de gagner la guerre.

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Mon avis

Je connaissais dans les grandes lignes l’histoire d’Alan Turing, ses difficultés, son rôle dans la victoire des Alliés, ses travaux dans l’informatique et l’intelligence artificielle. Cela ne m’a pas empêchée d’être bouleversée par ce film.

La première bonne surprise, c’est qu’il ne verse pas dans le misérabilisme, écueil dans lequel il aurait facilement pu tomber : génie incompris + difficultés relationnelles + homosexualité au cœur du XXème siècle, le terrain était relativement glissant. Rien n’est caché, les faits sont crus, parfois cruels, mais jamais larmoyants.

Le film est fidèle à l’histoire d’Alan Turing. Il se compose autour de sauts dans le temps : arrestation, travail sur Enigma et enfance s’entrecroisent pour donner au spectateur toutes les cordes pour comprendre et dénouer l’histoire de ce héros presque anonyme. Si on ne connaît pas sa vie, on se doute du dénouement, ce qui n’enlève rien au suspense du film : on est tout simplement happé du début à la fin.

La réalisation de Morten Tyldum est magnifique et la photographie est très belle. Même si l’équipe d’Alan Turing se trouve loin des zones de combat, la guerre est omniprésente sans être frontale : dans les discussions, dans les tunnels de métro où la population trouve refuge ou dans les gravats et murs de sacs de sables des rues londoniennes .

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Benedict Cumberbatch incarne à la perfection Alan Turing. Il est tour à tour froid, détestable, imbus, triste, vulnérable, seul, soutenu, torturé, mais toujours génie au cerveau en ébullition constante. Il y a bien longtemps qu’une performance ne m’avait pas autant scotchée à mon fauteuil. Il concourt au titre d’Oscar du meilleur acteur cette année, et c’est amplement mérité tant il est magistral.

Keira Knightley également est épatante. Dans le rôle de Joan Clarke, elle aussi est une personne qui souffre dans ce monde et cette époque où la femme n’a sa place qu’en tant qu’épouse, mère et à la limite infirmière, secrétaire ou opératrice. Extrêmement douée, elle rejoindra tout de même, officieusement dans un premier temps, l’équipe d’Alan Turing, lui apportant son aide autant dans ses travaux scientifiques que dans ses troubles relationnels.

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Entre avancées technologiques, responsabilité et question du secret (qui peut être sauvé et qui doit mourir pour que les allemands ne puissent pas comprendre qu’Enigma a été déchiffrée), existence dans un monde que l’on ne comprend pas, féminisme et horreur des traitements infligés aux homosexuels de l’Angleterre (et tant d’autres pays …) de l’époque, ce film est un vibrant hommage à celui qui a contribué à révolutionner la fin du XXème siècle et ceux à venir. Gracié par la Reine Elisabeth II en 2013, Alan Turing retrouve aujourd’hui, grâce à The Imitation Game, le rang et la reconnaissance dont il n’aura malheureusement et honteusement pas pu bénéficier de son vivant.

Pour aller plus loin (liens Wikipedia) :

Alan Turing, Enigma, Test de Turing