Juifs et Musulmans, quand Arte vaut de l’or

Il y a quelques jours j’ai vu passer sur le programme TV un nom qui m’a interpelée : Arte diffusait une série documentaire intitulée « Juifs et Musulmans, si loin si proches » et composée de 4 épisodes d’une cinquantaine de minutes chacun. Je n’ai pas pu les regarder le soir de leur diffusion mais je me suis rattrapée grâce au replay proposé par la chaîne. Et je dois dire que j’ai rarement vu un travail d’une si grande qualité.

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Je m’intéresse beaucoup à la géopolitique, aux conflits qu’il peut y avoir dans le monde et j’essaie au mieux d’en connaître la source. Toute forme de racisme, qu’il soit ethnique ou religieux me révulse au plus haut point. Étrangement, du conflit israélo-palestinien je ne connaissais presque rien. Je suis bien entendu les actualités, je n’ignore pas les massacres commis depuis des années et je connais les forces qui s’affrontent. Mais j’ai toujours pensé que ce qu’on m’avait raconté petite était vrai : le conflit est né au lendemain de la seconde guerre mondiale lorsque pour se faire pardonner des horreurs commises envers les Juifs l’Occident leur a donné le territoire d’Israël alors que les Palestiniens y vivaient depuis des siècles. Et c’est là qu’Arte remet les choses en place, et m’apprend encore une fois qu’il est mieux de se renseigner plutôt que de croire bêtement ce qu’on peut nous dire.

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« Juifs et Musulmans, si loin si proches » nous plonge dans la relation qu’ont entretenu les Juifs et les Musulmans dans l’Histoire. Proposant comme point de départ le prophète Mahomet et la naissance de l’Islam, la série déroule le fil des siècles à travers les noms des grandes personnes qui les ont forgés, des grandes villes qui ont illuminé le monde, les grands évènements qui l’ont redessiné. Prenant la forme d’un dessin animé au travail impeccable entrecoupé d’images d’archives et d’interventions de spécialistes, le récit est fluide et permet aux plus novices (dont je fais partie) d’apprendre et de comprendre. Apprendre le système mis en place par les Musulmans (la Dima), la hiérarchie, l’ouverture qui a permis l’âge d’or, les conflits mais aussi la confiance et l’étroite relation de deux peuples qui mis à part leur croyance ont tellement en commun. Réaliser à nouveau que c’est ensemble que l’on construit ce que l’Humanité a fait de plus beau et que c’est dans la tolérance de l’autre que la paix trouve racine. Comprendre comment après tant de siècles on a pu en moins de 150 ans en arriver à la situation que nous connaissons. La série n’épargne pas, elle ne cherche pas à enjoliver ou à masquer, elle montre le bien comme le mauvais, avec peut-être parfois quelques raccourcis que le format en 4 épisodes a imposés. Cela ne dessert pas le résultat qui est tout simplement incroyable et nécessaire.

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La série laisse le goût d’un énorme gâchis dans lequel l’Occident est loin d’être innocent. Elle est disponible jusqu’à ce soir sur le replay d’Arte et le meilleur conseil que je puisse vous donner est de la découvrir. Elle est un sacré point de départ pour comprendre par soi-même ce que l’injustice, la haine, le repli et le zèle politique peuvent engendrer. Et je crois qu’aujourd’hui plus que jamais, nous sommes tous concernés.

Générique :

JUIFS & MUSULMANS – Si loin, si proches
Série documentaire (France, 2013, 4x52mn)
Réalisation : Karim Miské
Auteurs : Karim Miské, Emmanuel Blanchard, Nathalie Mars
Direction éditoriale : Sylvie Jézéquel
Réalisateur de l’animation : Jean-Jacques Prunès
Coproduction : ARTE France, Compagnie des Phares et Balises, France Télévisions (France 3 Corse Viastella), Vivement Lundi !, Pictanovo

EDIT :

ARTE rediffuse les deux premiers épisodes demain (jeudi 06/08) dès 8h55 et les deux derniers vendredi à la même heure, n’hésitez-donc pas si vous le pouvez à passer un peu de temps devant votre télé ! (Merci à Melgane pour l’info !)

C’est quand les vacances ?

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Dans 18 jours je suis en vacances pour 3 semaines. Des vacances qui ne seront pas forcément hyper reposantes puisque nous repartons pour une session de travaux à la maison, mais 3 longues semaines quand même !

cliche-mignon-labbit-2Finis les aller-retours au boulot, le réveil qui sonne à 6h30, les gamelles à préparer le matin entre une cuillère de céréales et la douche. Bye bye les heures passées devant l’ordinateur à essayer de comprendre pourquoi mon programme ne marche pas (article « Vis ma vie d’ingénieur en informatique » en préparation d’ailleurs ! ), les batailles pour la clim ou le micro ondes.

Ne vous méprenez pas, j’aime mon boulot. Je suis contente de venir travailler le matin, mon équipe est réellement géniale, les sujets que je suis amenée à traiter sont intéressants. Mais j’ai besoin d’une coupure. Comme tout le monde, je ne suis pas surhumaine après tout !

Prendre ses vacances fin août a des avantages mais aussi des inconvénients : c’est profiter d’un temps doux et d’une affluence faible dans les lieux touristiques mais c’est aussi voir les collègues partir avant toi pendant tout l’été (logique implacable). Et quand la fatigue s’accumule tu as juste envie de fusiller du regard la moindre personne qui ose t’approcher et te dire « à dans 3 semaines! ». Mais tu ne le fais pas. Parce que tu es une personne civilisée et distinguée, parce que ton collègue a le droit lui aussi de partir et qu’après tout tu l’aimes bien et tu lui souhaites vraiment de passer de bonnes vacances.

Je vais passer les prochaines semaines relativement tranquilles. J’ai du boulot à terminer avant de partir et avec la moitié de la boîte en congés l’ambiance est calme et détendue. Juste le temps de boucler les tâches en cours, de préparer la rentrée et de se fixer des objectifs pour les mois à venir. C’est toujours une période un peu particulière, un entre deux pendant lequel je fais le point.

Ensuite viendra le temps des vacances avec les travaux et je l’espère quelques jours de repos à flâner avec mon chéri, prendre soin de moi, jouer à Animal Crossing et réduire ma PAL qui manque de se casser la figure à tout moment … Un petit rêve qui ne paraît plus si loin maintenant !

Et vous, êtes-vous déjà en vacances, avez-vous repris ou êtes-vous comme moi des vacanciers tardifs ? Quoi qu’il en soit je vous souhaite à tous un bel été et je continue à vous lire avec plaisir chaque jour !

Crédit photos : Cliché Mignon

Faut-il avoir honte d’aimer « Fast and Furious » ?

fast_and_furious_2Quand le premier Fast and Furious est sorti j’avais 13 ans (aïe …), les garçons au collège ne parlaient que de ce film. J’avais vu la bande annonce, ça ne m’intéressait pas plus que ça, je ne suis pas allée le voir. J’ai grandi, les autres volets sont sortis et étaient pour moi des films pour gars surexcités sans réelle cohérence cérébrale avec une bouteille de Desperados greffée à la main et un filet de bave sur le coin de la bouche. Oui, l’avis d’une jeune femme de 18 ans en quête d’identité intellectuelle est parfois très net. J’ai fini par en regarder un : Tokyo Drift. C’est encore pire que ce que je pensais, c’est relativement indigeste. Oui, j’ai regardé jusqu’à la fin, mais je me sens si coupable d’une telle bassesse que je me braque d’autant plus. Emballez c’est pesé, je ne remettrai jamais mon nez dans ce truc.

Et puis un jour on annonce la sortie de Fast and Furious 5 au cinéma. Mon chéri se dit intéressé. Je suis plus mature et plus ouverte à ce qu’on appelle dans le monde artistique « la culture de masse », mais quand même j’ai des limites : je ne comprends pas son enthousiasme. Il essaie de me convaincre et finalement arrache mon accord pour regarder les 4 premiers opus ensemble. Quelques heures plus tard : Houston, on a un problème, j’ai chopé le virus FF, je ne saurais pas réellement vous dire pourquoi ni comment. Et pourtant, mon cerveau répond toujours, je n’aime pas plus la Despé qu’avant et aucun filet de bave à l’horizon. Nous voilà dans de beaux draps …

Nous sommes allés voir le 5, puis le 6. J’ai adoré ce dernier opus et la scène du générique avec Jason Statham m’a fait trépigner d’impatience pour la suite. Et quand quelques mois plus tard j’ai appris que Paul Walker venait de trouver la mort dans une voiture lancée à toute vitesse (ironie de la vie bonjour), j’ai eu un gros pincement au cœur. J’avais d’autant plus hâte de découvrir Fast and Furious 7 qui avait donc deux buts : poursuivre la série et rendre hommage à un « frère » disparu.

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Nous avons tant bien que mal résisté une semaine pour aller voir le dernier film, sorti le 1er avril, afin d’éviter la cohue attendue et bel et bien là. Car quoi qu’on en dise les films marchent et ma génération a en partie grandit avec, les critiques sont loin d’être mauvaises (parfois même dithyrambiques) et le décès de Paul Walker pendant le tournage a ajouté une aura particulière au 7ème opus de la série. Je pense que je vais étonner mais j’ai moins aimé ce film que les deux derniers. C’est toujours aussi impressionnant, les scènes d’actions sont superbes, l’histoire est toujours là et ça reste un film très agréable à regarder. Mais j’ai trouvé que le film se perdait un peu dans la tentative, certes louable et indispensable, de rendre hommage à Paul Walker tout le long. Les clins d’œil à l’esprit des premiers films (nouveau réalisateur oblige) sont trop gros, l’humour est moins percutant et la trame principale a du coup un peu perdu en profondeur. Mais j’imagine aussi le mal fou qu’ont dû avoir les membres de l’équipe pour non seulement faire face au décès de l’un des leurs mais en plus rattraper un scénario à moitié mis sur « pellicule » afin d’obtenir un film cohérent tout en gardant le disparu à l’image. Sincèrement, ils s’en sortent très bien malgré tout et j’attends la suite avec impatience.

Vous l’aurez compris, j’aime Fast and Furious et non, je n’en ai pas honte. Je remercie même mon chéri de m’avoir à un moment forcé la main. Fast and Furious est une franchise qui n’a jamais eu la prétention d’être intellectuellement recherchée. Plutôt que d’en faire un complexe d’infériorité et d’essayer de s’en sortir tant bien que mal, les producteurs, scénaristes et réalisateurs ont pris le contre-pied : tant qu’à faire, allons-y à fond. Grosses voitures multicolores, hyper chromées et super puissantes : CHECK ! Scénario sans fioriture : CHECK ! Humour gras et décalé : CHECK ! Discours exacerbé sur l’esprit de famille, cascades invraisemblables, « folklore » de filles quasiment à poil pendant les courses et bastons « je me prends des coups de bonbonne de gaz dans la tronche et je m’en sors sans même une ride » : CHECK ! Mélangez tout ça avec un peu d’huile de moteur et de liquide de frein, vous obtenez un succès international, des millions de dollars de recettes, 7 films qui tiennent la route et d’autres à venir. Parce que contre toute attente, ça marche. Parce qu’on en prend plein les yeux, parce que l’histoire est attachante et à rebondissements, parce qu’en ce moment on a besoin de voir la tendresse des liens d’une famille au sens large, parce que quand Vin Diesel et Dwayne Johnson sourient on a envie de leur faire un bisou (si si, je vous jure !).

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Quant à la question que vous vous posez tous (ayez la gentillesse de ne pas me contredire s’il vous plaît) : ai-je pleuré à la fin du film ? Oui. J’ai essayé de faire en sorte que ça ne se voit pas trop, mais oui. La dernière scène est un magnifique hommage, un pont entre famille de fiction et famille réelle dont on ne distingue pas les frontières. Et c’est certainement la seule chose sur laquelle Fast and Furious n’exagère pas.

Et vous, que pensez-vous de Fast and Furious ?

Ce qu’ils nous laissent

Qu’ils soient innés ou dus au hasard de la vie, les rencontres, amitiés et liens familiaux se font et se défont au cours de notre existence. Nous grandissons à travers ces relations. Nous nous enrichissons grâce à ce qu’elles nous apportent de bon et de moins bon. Mais un jour, nous décidons de mettre fin à un lien toxique, quelqu’un choisit de quitter notre route ou un être cher nous est arraché.

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Quand nous perdons un parent aimé, un ami ou une connaissance, nous avons souvent le regret de ne pas avoir assez profité des instants passés en sa compagnie, de ne pas avoir pris « tout ce que l’on pouvait prendre » tant qu’il était encore temps, en prévision du jour où nous ne pourrions plus le faire. Parfois, celui qui part ou que l’on décide de quitter ne nous laisse pas que du bon. Mais tous nous laissent quelque chose.

Nous nous souvenons de Louis XIV à travers Versailles, Vinci nous a légué La Joconde, Michael Jackson le moonwalk. Tout cet héritage s’est intégré dans notre culture commune. Mais j’ai également un patrimoine qui m’est propre, des brides de ce que d’autres m’ont laissé en partant. Un sentiment, une musique, une odeur, un souvenir.

Une musique

Mon papa était un grand fan de Genesis et de Phil Collins. Je me souviens d’après midi passés dans son bureau, moi en train de colorier ou de faire mes devoir sur une petite table pendant que lui corrigeait des copies au son de « In the Air tonight », « Land of confusion » ou encore « Jesus He Knows Me ». Batteur à ses heures perdues, il marquait le tempo en tapant ses stylos sur la table. Il avait aussi accroché aux murs des affiches des concerts du groupe. Il a été emporté il y a 15 ans par un cancer alors que je venais d’avoir 12 ans. L’image la plus marquante qu’il me reste de lui c’est celle d’un amoureux de la musique jouant à la batterie avec des stylo BIC à la lumière d’une lampe de bureau. Le jour où Phil Collins partira à son tour, on m’enlèvera certainement mon papa une nouvelle fois. Mais je préfère ne pas y penser, et redevenir cette petite fille à chaque fois que j’écoute du Genesis.

Une odeur

En fait, deux odeurs. Celles de ma mère. Je n’ai plus de contact avec elle depuis 5 ans, c’est moi qui l’ai décidé. Pour moi, pour mon bien, pour pouvoir vivre sans peur ou culpabilité.

La première (attention instant super glam’), c’est son odeur à elle. Je la sens parfois sur moi, et c’est à chaque fois un sentiment partagé entre le réconfort, la nostalgie d’une relation que j’aurais aimé avoir et la peur. Je ne lui ressemble pas beaucoup physiquement, mais savoir que j’ai parfois cette odeur me trouble beaucoup, comme un coup de canif dans le travail que je fais chaque jour sur moi pour ne pas être comme elle. Mais je ne pourrai rien y changer, alors j’essaie d’apprivoiser, de m’y faire, de me dire qu’il fallait bien quand même que j’hérite de quelque chose, et si ça n’est que ça c’est un moindre mal.

La seconde odeur c’est celle de la cigarette.  L’un des rares moments de tendresse était un rituel qui a disparu peu à peu avec le temps (et au fur et à mesure que notre relation se dégradait). Chaque soir, après avoir fumé sa cigarette, ma mère venait nous embrasser pour nous souhaiter une bonne nuit. Un bisou qui sentait le tabac, mais j’aimais bien cette odeur, il y avait quelque chose de réconfortant, c’était un moment dont j’essayais de profiter à fond, comme tous les moments tendres que j’ai pu avoir avec elle. Aujourd’hui je pense que mon addiction à la cigarette peut venir de ce souvenir, de ces moments où quoi qu’il se soit passé dans la journée, elle venait m’embrasser, comme pour me dire « je t’aime quand même ».

Un rituel

Parfois les conflits familiaux font que des personnes que l’on aime le plus au monde s’éloignent. C’est ce qui s’est passé avec ma sœur : la prunelle de mes yeux, ma meilleure amie. Il y a bien entendu eu des disputes, des moments moins sympas, mais j’ai toujours eu une relation fusionnelle avec elle. Elle a une nature de cheveux très difficile : entre ondulés et crépus, secs, extrêmement volumineux. Comme elle les portait longs, elle venait tous les soirs dans ma chambre avant de se coucher. Elle m’apportait sa brosse, et je passais quelques minutes à lui démêler les cheveux, avant qu’elle n’aille dormir. Depuis que nous ne nous voyons plus, je me souviens de tous ces bons moments qu’on a passé ensemble, et plus particulièrement de ce rituel. Aujourd’hui, elle revient peu à peu vers moi, je la laisse prendre ses marques et décider de l’avenir de notre relation. Qui sait, un jour peut-être arrivera-t-elle de nouveau avec sa brosse à la main ?

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Garder le souvenir de ce qui a existé est important. Bon ou mauvais, il nous rappelle ce sur quoi on se construit chaque jour, les erreurs à ne pas faire, les choses à dire avant de ne plus en avoir l’occasion.

Et vous, quels souvenirs vous a-t-on laissés ?

Crédits photo : Death to the Stock Photo

Box beauté, pourquoi j’ai arrêté

Il y a deux ans, lors d’un voyage parisien chez ma meilleure amie, j’ai découvert le monde merveilleux des boîtes beauté. Plus précisément celui de My Little Box. J’ai tout de suite été charmée par le concept. Recevoir chaque mois un colis surprise rempli de bonne humeur, de produits (dont beaucoup en full size) et de goodies pour un prix relativement attractif, que demander de mieux ? Après un certain temps de réflexion j’ai sauté le pas et je me suis moi aussi inscrite pour cette boîte beauté, c’était en décembre 2013. J’ai passé quelques mois à trépigner d’impatience devant ma boîte aux lettre, à déballer mon colis comme si c’était Noël à chaque fois, à tester les produits envoyés. C’était ma petite bulle de bonheur, mon petit plaisir rien qu’à moi.

Mais en février, j’ai décidé d’arrêter mon abonnement. Et je vous explique pourquoi !

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Mon armoire déborde

J’adore les produits de beauté, sinon je ne me serais pas inscrite à My Little Box. J’ai découvert de jolis choses, des produits dont je ne pourrais plus me séparer aujourd’hui. J’ai aussi reçu pas mal de goodies utiles, comme la pochette de téléphone, le miroir à mettre dans le sac ou encore la trousse de toilette de voyage.

Sauf qu’il y a quand même un petit soucis. Je ne peux pas décemment demander à mon amoureux d’agrandir la salle de bain pour y mettre une seconde armoire … En 14 mois d’abonnement, j’ai reçu 3 ou 4 crèmes hydratantes, 2 démaquillants, 3 masques pour cheveux, 3 produits pour les lèvres, 4 parfums, 3 exfoliants, 4 rouges à lèvre, 4 crayons/liners pour les yeux, etc … Et pour vous dire la vérité, la plupart d’entre eux n’ont jamais été ouverts, ou n’ont été que très rarement utilisés. Donc je stocke en attendant d’en avoir besoin, et étant donné que j’essaie de terminer un produit avant d’en ouvrir un nouveau, je pense que j’ai de quoi tenir pour …. 2 ans, au bas mot. J’ai vérifié dans mon agenda, aucune fin du monde ou cataclysme naturel m’empêchant de renouveler régulièrement mes soins n’est prévu pour le moment. Il n’est du coup pas très raisonnable de continuer sur cette voie.

La lassitude

J’ai toujours attendu ma box avec impatience. A chaque début de mois j’étais contente de trouver dans ma boîte aux lettres, au milieu des publicités et des factures, un joli colis tout plein de surprises pour moi. Mais au bout d’un an, l’excitation n’était plus la même. J’étais toujours contente de la recevoir et de l’ouvrir, mais rapidement je retournais à mes occupations et les produits restaient parfois 2 semaines dans la boîte avant de rejoindre l’armoire de la salle de bain (qui vous le savez, si vous suivez bien, était déjà pleine à craquer). Je ne pourrais pas vraiment vous dire à quoi cela était du. Peut-être qu’à force de recevoir souvent les mêmes types de produits la surprise n’était plus la même ? Peut-être l’impression que le contenu de la box était de plus en plus léger ? Ou c’est peut-être simplement que je suis passée à autre chose et que le concept ne m’intéresse plus tant que ça. J’ai réfléchis et je me suis rendue compte qu’au prix de mon abonnement mensuel, je pouvais m’acheter une très belle paire de boucles d’oreilles tous les 3 mois. Et ça fait des mois que j’aimerais m’acheter de jolies boucles d’oreilles. Tout comme une jolie palette de fards à paupières. Bien entendu il n’y aurait pas de surprise, mais ça me permettrait d’avoir ce que je veux vraiment. Du coup j’ai décidé d’arrêter avant que le plaisir ne disparaisse totalement.

Box beauté VS slow cosmétique

Je vous en ai parlé il y a quelques mois, j’ai radicalement changé ma routine de soins. J’ai découvert le monde de la slow cosmétique et du naturel. Depuis, je n’achète plus que des produits naturels, bio et les plus purs possibles. Huiles, hydrolats, bases lavantes neutres, etc … Je fais très attention à la composition de ce que je mets sur ma peau assez réactive (je parle ici des soins, et non du maquillage qui reste conventionnel). C’est aussi pour cela que les produits reçus dans mes box beauté s’empilent gentiment dans mon armoire sans que je les utilise vraiment. Certains ont une composition relativement clean, mais il faut bien l’avouer pour la plupart c’est la cata (les produits My Little Beauty, on en parle ?). Entre le manque de naturel et la surconsommation de cosmétique dans laquelle je m’étais engagée avec la box, on est loin des principes que j’essaie d’appliquer en termes de simplicité et de consommation raisonnable.

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Ce que je garde de ces mois d’abonnement à My Little Box, c’est déjà le plaisir que j’ai retrouvé à prendre soin de moi. Ensuite, j’ai découvert des produits que je rachèterai certainement lorsqu’ils seront terminés, comme le crayon yeux By Terry dont je suis devenue totalement fan. Le bilan est relativement positif, mais le concept de la box beauté ne correspond plus à ma consommation de cosmétiques ou à mes envies : je n’avais donc plus de raison de continuer l’aventure.

Et vous, êtes-vous abonnées à des boîtes beauté ? Et qu’en pensez-vous ?

NB : Cia du blog Autour de Cia a lancé une enquête à propos de l’influence des blogs sur nos achats. Je vous invite à répondre à son sondage pour que les résultats soient significatifs et à partager son article ! Les réponses seront compilées sous forme d’une infographie. Merci !

27 ans

La semaine dernière j’ai eu 27 ans. 27 ans, ce n’est pas encore 30 mais ce n’est déjà plus 25. Je n’ai généralement aucun soucis avec mes anniversaires, je ne suis pas focalisée sur l’âge, je n’ai pas entamé de course à la jeunesse. Je me dis qu’il ne me servira à rien de courir après le temps, il me rattrapera bien assez tôt. Mais quand même, 27 ans, ça m’a fait tout bizarre.

Autour de moi, des amis se marient, ont leurs premier enfant, d’autres encore décident de mettre leur carrière ou leur relation amoureuse entre parenthèses pour partir vadrouiller à l’étranger « tant qu’il est encore temps ». Du coup je me rend compte que je suis en plein dans le tournant crucial, et que même si rien n’est irréversible (sauf les enfants bien entendu) et qu’on peut changer de vie à tout moment, les choix que je fais aujourd’hui auront un fort impact pour l’avenir.

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Je n’ai jamais été fan des boîtes de nuit, des ivresses du samedi soir ou des histoires d’une nuit. Je suis plutôt d’une nature tranquille, à préférer depuis mes 20 ans les soirées simples entre amis autour d’un bon repas et d’un bon vin, à passer mes week-ends chez moi en amoureux, avec mon chat sur le canapé. Certains diront que je n’ai alors pas profité de ma « jeunesse ». Je ne suis pas d’accord avec eux parce que j’ai au contraire su très tôt ce que je voulais et que je l’ai donc vécu comme j’en avais envie.

Mercredi dernier j’ai fait un petit point de là où en était ma vie et j’ai réalisé qu’en 7 ans beaucoup de choses avaient changé et que j’en étais très fière :

  • Je suis partie du domicile familial pour pouvoir enfin vivre
  • J’ai abandonné mes envies de cinéma pour me diriger vers l’informatique même si je ne m’interdis pas de changer de voie si un jour j’en ressens le besoin
  • J’ai terminé mes études et décroché un CDI dans la foulée
  • Je me suis fiancée
  • J’ai acheté une maison
  • Certains amis sont partis mais d’autres sont restés ou sont arrivés dans ma vie

Il y a 1 mois je me suis aussi inscrite pour le permis que j’espère décrocher cette année pour gagner une véritable indépendance.

Au final, je vois dans ces 27 ans une belle revanche sur la vie, beaucoup de choses accomplies et de beaux projets à venir. Ma vie est bien lancée et qu’elle me convient tout à fait, ce qui est plutôt rassurant me direz-vous ! J’aborde tout doucement la trentaine avec sérénité tout en ayant hâte de découvrir ce que me réserve l’avenir.

Samedi dernier nous avons fait une petite soirée pour cet anniversaire. J’étais avec mon amoureux, dans cette maison que nous avons achetée et rénovée de nos mains, entourée de très proches amis avec lesquels nous avons bien mangé et surtout bien ri. Je me suis sentie entourée, aimée et heureuse.

Si avoir 27 ans c’est se rendre compte de tout ce que l’on a déjà accompli et continuer à faire des projets pour les nombreuses années à venir, alors ce n’est au final pas si grave que ça. En fait, ce n’est que du bon.

Crédit photos : Death to the Stock Photo